Ghajar lance un appel à Annan pour ne pas être divisé
le 14 juin 2000 à 00h00
Le village de Ghajar, menacé d’être coupé en deux après les vérifications par l’Onu du retrait israélien du Liban, va faire appel au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour empêcher sa division. «Nous allons demander au secrétaire général de ne pas diviser Ghajar et lui faire comprendre que nous sommes syriens et n’avons jamais fait partie du Liban», a indiqué hier le secrétaire du Conseil local de Ghajar, Hussein Khatib. Ghajar est situé à la frontière entre le Liban et la région du plateau syrien du Golan, occupé par Israël depuis 1967. Ses habitants sont essentiellement des musulmans alaouites. Il y a une semaine, une grande partie des 1 700 habitants de ce petit village a manifesté, en brandissant des bâtons, à l’entrée du village pour empêcher l’entrée des équipes de l’Onu et pour que leur bourgade ne soit pas coupée en deux, selon le tracé de la frontière internationale de 1923. Un porte-parole de l’envoyé spécial de l’Onu, Terje Roed-Larsen, chargé de la certification du retrait israélien effectué le 24 mai après 22 ans d’occupation, a indiqué que Ghajar devrait être coupé en deux. Des cartes aériennes fournies par les services administratifs du village indiquent qu’environ 65 % du village se trouveraient côté libanais. Des habitants ont affirmé qu’ils combattraient les responsables de l’Onu s’ils tentaient de pénétrer dans le village. «S’ils entrent par la force, ils seront accueillis par la force», a affirmé Khatib, un villageois. «Nous protégeons la ville. Nous devons protéger nos foyers», a indiqué Rajab Gaber, un instituteur de 41 ans, face à un brasier sur la route menant au village. La semaine dernière, le porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Timor Goksel, a indiqué que la division pourrait n’être que symbolique. «Il y a une complication, une partie du village se trouve au Liban et le reste en Syrie, mais le fait est qu’aujourd’hui cette partie syrienne est occupée par Israël», a-t-il indiqué. «Mais je pense qu’il n’est pas prévu de diviser physiquement ce village. L’Onu ne le fera certainement pas et je ne vois pas quelle autre autorité le ferait», a-t-il poursuivi. «Il y aura certainement des bornes mais pas de barrière», a indiqué M. Goksel à la radio israélienne.
Le village de Ghajar, menacé d’être coupé en deux après les vérifications par l’Onu du retrait israélien du Liban, va faire appel au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour empêcher sa division. «Nous allons demander au secrétaire général de ne pas diviser Ghajar et lui faire comprendre que nous sommes syriens et n’avons jamais fait partie du Liban», a indiqué hier le secrétaire du Conseil local de Ghajar, Hussein Khatib. Ghajar est situé à la frontière entre le Liban et la région du plateau syrien du Golan, occupé par Israël depuis 1967. Ses habitants sont essentiellement des musulmans alaouites. Il y a une semaine, une grande partie des 1 700 habitants de ce petit village a manifesté, en brandissant des bâtons, à l’entrée du village pour empêcher l’entrée des équipes de l’Onu et...
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