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Actualités - Chronologie

Israël - Le Shass fait monter les enchères

Le parti religieux orthodoxe sépharade Shass a fait monter les enchères, hier lundi, dans ses pourparlers en vue du maintien de ses 17 élus au sein de la coalition gouvernementale de M. Ehud Barak. Le Shass demande non seulement des fonds publics pour renflouer son réseau éducatif au bord de la faillite, mais veut aussi avoir son mot à dire dans le processus de paix et sur des questions sociales, a indiqué aux journalistes l’entourage de M. Haïm Ramon, ministre attaché à la présidence du Conseil qui négocie avec le Shass les conditions de son maintien au sein de la majorité. Selon la radio israélienne, le Shass exige en outre que soient légalisées plusieurs radios pirates fonctionnant sous sa coupe et que des transports scolaires soient organisés au profit des élèves de ses institutions. Le Shass a en outre fait savoir que dans le cadre de la cohabitation, le ministre de l’Éducation Yossi Sarid, chef du parti laïc de gauche Meretz (10 élus), devra doter son vice-ministre Meshulam Nahari (du Shass) de prérogatives réelles et non le confiner dans un poste vide de contenu. De concert avec deux autres partis de la majorité de M. Barak, le Parti national religieux (PNR – 5 députés) et le parti russophone Israël B’Alyah (4 élus), le Shass a voté en lecture préliminaire la semaine dernière un projet de loi de l’opposition de droite appelant à la dissolution de la Knesset et à des élections anticipées. M. Barak a averti avant le vote que les ministres se désolidarisant du gouvernement seraient considérés comme démissionnaires en vertu d’une loi de 1949. Or, ces démissions doivent être examinées au Cabinet d’ici à mercredi. Cet avertissement a été perçu comme un ultimatum par plusieurs dirigeants du Shass. D’autant que M. Barak a exigé de ce dernier qu’il s’engage à enterrer le projet de loi de dissolution de la Knesset. Signe qu’il y a des risques de dérapage, le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du Shass, a refusé de rencontrer M. Ramon pour aplanir les divergences. Le ministre de la Santé Shlomo Benizri, membre du Shass, a de son côté haussé le ton en menaçant d’œuvrer à un scrutin anticipé. «Nous ne participerons pas à une coalition qui nous rejette (...) Notre vote de la semaine dernière était un avertissement, et nous sommes prêts à aller jusqu’au bout», a-t-il déclaré à la radio israélienne. M. Benizri a par ailleurs accusé M. Sarid de «délégitimer le Shass, de la même façon que l’on présentait les juifs dans la propagande nazie à l’époque de la Shoah», le génocide. M. Barak s’est empressé dans un communiqué de condamner «sans appel» ces propos, estimant que «ces comparaisons n’ont pas leur place dans le dialogue en Israël».
Le parti religieux orthodoxe sépharade Shass a fait monter les enchères, hier lundi, dans ses pourparlers en vue du maintien de ses 17 élus au sein de la coalition gouvernementale de M. Ehud Barak. Le Shass demande non seulement des fonds publics pour renflouer son réseau éducatif au bord de la faillite, mais veut aussi avoir son mot à dire dans le processus de paix et sur des questions sociales, a indiqué aux journalistes l’entourage de M. Haïm Ramon, ministre attaché à la présidence du Conseil qui négocie avec le Shass les conditions de son maintien au sein de la majorité. Selon la radio israélienne, le Shass exige en outre que soient légalisées plusieurs radios pirates fonctionnant sous sa coupe et que des transports scolaires soient organisés au profit des élèves de ses institutions. Le Shass a en outre fait...