Les marchés financiers libanais ont été fermés hier, notamment la Banque du Liban (BDL) et la Bourse de Beyrouth, en signe de deuil pour le décès du président syrien Hafez el-Assad. Rappelons que le dollar avait clôturé la semaine dernière au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais, en raison de la pénurie de l’offre en dollar, les établissements de crédit de la place avaient été amenés à le négocier, vendredi dernier, au haut de cette fourchette entre 1 513,50 et 1 514,00 LL. Léger accès de faiblesse du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés hier à préserver les petits gains qu’il avait enregistrés à la veille du week-end après que les marchés eurent digéré la hausse surprise d’un demi-point en pourcentage des taux d’intérêt dans la zone euro. Les grandes places financières se sont montrées de plus en plus unanimes à la baisse du billet vert en ce début de semaine en attendant une série de chiffres américains devant paraître dès aujourd’hui pour se faire une idée plus claire sur l’évolution des tendances inflationnistes aux États-Unis. Toutefois, le climat entourant les échanges est resté très calme en raison d’un jour férié en Europe pour le Lundi de la Pentecôte. C’est le grand calme, fait-on observer dans les milieux cambistes tout en s’attendant que les marchés devraient être plus excitants dès aujourd’hui, en regardant de près les chiffres américains sur les ventes de détail en mai mardi et les prix à la consommation pendant la même période mercredi, pour avoir une idée plus précise de l’évolution des taux d’intérêt aux États-Unis. Et d’ajouter que les opérateurs devraient également attendre des déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, ce soir, avant d’agir. «C’est l’homme à écouter cette semaine, alors que les commentaires assez fermes de la part d’autres responsables de la Fed la semaine dernière ont laissé les marchés incertains quant à une possible hausse des taux d’intérêt dès la prochaine réunion du comité américain de politique monétaire le 28 juin prochain», a-t-on indiqué dans ces mêmes milieux. De son côté, le yen a gagné en fermeté face au dollar aussi, sur des rumeurs d’une possible remontée des taux d’intérêt au Japon à court terme, malgré la décision hier de la Banque du Japon de maintenir le taux officiel d’escompte au niveau historiquement bas de 0,5 % qui est en vigueur depuis septembre 1995. Selon les analystes financiers, l’annonce vendredi dernier d’une hausse de 2,6 % du produit intérieur brut (PIB) japonais au premier trimestre n’était pas un mauvais chiffre, ce qui a contribué à redonner un peu de couleur à la devise nippone. Quant à la livre sterling, elle a été également en meilleure forme, après avoir digéré la publication des prix à la production en Grande-Bretagne (+0,1 % en mai par rapport à avril et +2,3 % en glissement annuel) selon les données corrigées des variations saisonnières annoncées hier par l’Office des statistiques nationales (ONS). Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié légèrement à la baisse en ce début de semaine, à New York, comme suit : – 0,9535 pour un euro contre 0,9530, vendredi dernier – 1,5120 pour un sterling contre 1,5080 – 2,0515 DM contre 2,0525 – 6,8795 FF contre 6,8840 – 1,6370 FS contre 1,6415 – 2 030,70 lires contre 2 032,00 – 106,75 yens contre 106,85. Attentisme sur les marchés américains Sur les places financières internationales, les marchés boursiers américains ont souffert d’un accès de pessimisme hier dans l’attente de nouveaux chiffres sur l’économie américaine, forçant aussi bien la Bourse électronique Nasdaq et Wall Street à passer dans le rouge, après un démarrage positif. Le retrait des valeurs sûres de l’informatique et de la grande distribution avait plombé la progression de l’indice Dow Jones des industrielles (DJIA) avant de le faire passer en terrain négatif. Selon les professionnels, les investisseurs ont évité hier toute prise de risque dans l’attente d’une série de chiffres cette semaine qui pourraient signaler un ralentissement de la croissance et repousser ainsi la perspective d’un nouveau relèvement des taux d’intérêt par la Fed. Les ventes de détail pour le mois de mai seront publiés aujourd’hui et les prix à la consommation demain, et à la lumière de ces deux indicateurs, les opérateurs boursiers peuvent se faire une idée sur l’état actuel de l’économie aux États-Unis. C’est dans ce contexte que sur la Bourse du Nasdaq, on a relevé la plongée de plusieurs grandes vedettes le faisant tomber au-dessous de la barre des 3 800 points, pendant que le DJIA fluctuait à la baisse entre un plus haut à 10 652,59 points et un plus bas à 10 580,47 points, avant d’afficher en préclôture 10 600,56 points, en baisse de 13,50 points sur vendredi dernier. Échanges réduits dans les Bourses européennes Les échanges sur les Bourses européennes sont restés peu fournis lundi, plusieurs marchés étant restés fermés au lendemain de la fête de la Pentecôte, ce qui a freiné l’activité sur les autres places. Les valeurs américaines s’étant montrées hésitantes en ouverture, la plupart des marchés européens ont été en repli en fin d’après-midi. La Bourse de Londres a fini en baisse de 0,2 % et celle de Madrid a reculé de 0,61 %. Celles de Francfort et de Milan, dont les transactions se poursuivent jusqu’en début de soirée, perdaient alors respectivement 0,21 et 0,47%. Les places de Paris, Zurich, Amsterdam et Bruxelles sont restées fermées en ce début de semaine. L’indice pan-européen Eurotop 300 a affiché un progrès de 1,77 point, soit 0,11 %, à 1 620,59, tandis que l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a progressé de 6,23 points, soit 0,12 %, à 5 299,20. On a pu constater des gains modérés dans les compartiments des télécommunications, des assurances, de l’alimentation et parmi les productions de base, tandis que ceux des produits de consommation non cycliques, de la distribution et des services publics perdaient du terrain. C’est le secteur des télécoms qui a le plus nettement monté hier, en Europe, mais sa progression est néanmoins restée limitée à 0,29 %. L’une des valeurs le plus en vue a été Vodafone Airtouch, le numéro un de l’indice britannique FTSE. Le titre, qui avait gagné jusqu’à environ deux pour cent en séance, a terminé sur une avance de 1,60 %, à 321,2 pence. Le groupe a annoncé sa montée, longtemps attendue, dans le capital de l’opérateur espagnol Airtel. Cet accord marque la fin de plusieurs mois de conflit pour le contrôle du numéro deux espagnol des télécoms entre Vodafone et son concurrent British Telecommunications, qui a perdu pour sa part 1,12 %. Telefonica a terminé sans grand changement après avoir momentanément monté sur une information selon laquelle le premier opérateur espagnol aurait demandé aux gouvernements néerlandais et espagnol de préciser leur position sur son projet de fusion avec KPN. Très activement traitée, l’italienne Olivetti a accusé en dernier lieu un repli de 0,62 % alors qu’elle gagnait encore plus d’un pour cent dans l’après-midi, ayant poursuivi la progression entamée vendredi sur une rumeur de ramassage en vue d’une offre d’achat amicale ou hostile. Tokyo : Clôture en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,7 % lundi, les investisseurs se réjouissant de l’annonce vendredi d’une croissance de 0,5 % en 1999-2000, la première en trois ans, ont indiqué les opérateurs. L’indice Nikkei-225 a progressé de 118,70 points à 16 980,61 tandis que l’indice élargi Topix cédait 0,98 point à 1 585,83. Le volume d’échanges était estimé à 701 millions d’actions, contre 1,1 milliard de titres vendredi. Le Produit intérieur brut (PIB) japonais a progressé de 0,5 % sur l’exercice budgétaire 99/00 clos en mars, alors que le gouvernement tablait sur une progression de 0,6 %, mais les investisseurs ont réagi positivement car il s’agit de la première hausse depuis 3 ans, selon les opérateurs. «Malgré la baisse de Wall Street vendredi, la tendance est restée ferme grâce au chiffre du PIB», a souligné Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities. Le Dow Jones Industrial Average a terminé vendredi en recul de 0,51 % tandis que le Nasdaq a clôturé sur un gain de 1,29 %. Le chiffre du PIB a été considéré par les investisseurs comme «une confirmation de la bonne tenue de la reprise de l’économie japonaise», a ajouté M. Nishi. «Certains disent que la réaction des investisseurs a été neutre mais je crois qu’elle a été positive», a estimé Kazue Mayuzumi, également analyste chez Nikko Securities. «Les données du PIB montrent que les dépenses des entreprises et la consommation privée se sont améliorées et les investisseurs ont acheté des valeurs liées à cette évolution», comme celles des groupes de distribution ou de construction mécanique, a observé M. Mayuzumi. Sur le marché des changes, la monnaie japonaise a reculé après une remontée la semaine dernière dans l’attente d’une plus forte croissance que celle publiée vendredi. Le yen était en recul lundi cotant 106,75-77 yens pour un dollar à 07h00 GMT, contre 106,85 vendredi à New York. Le débat télévisé organisé lundi entre les candidats aux élections législatives, prévues le 25 juin, dont le Premier ministre et dirigeant du Parti libéral démocrate (PLD) Yoshiro Mori, n’a pas eu de conséquences sur le marché, selon les opérateurs. M. Mori a estimé, après la fermeture de la Bourse de Tokyo, qu’il fallait maintenir la politique de taux très faibles de la Banque du Japon pour stimuler l’économie. Les valeurs liées à la consommation ont terminé pour la plupart en hausse lundi. Parmi les titres de la grande distribution, Daiei a gagné 19 yens (+5,3 %) à 377, Ito-Yokado a progressé de 230 yens (+3,6 %) à 6 660 et Mitsukoshi de 17 yens (+4 %) à 440.
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