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Actualités - Chronologie

Transports aériens Le mouvement de concentration pourrait se heurter à l'antitrust

La consolidation qui se dessine dans le transport aérien américain et mondial, en réaction au récent accord de rachat d’US Airways par United, va mobiliser toute l’attention des autorités antitrust, qui ont à plusieurs reprises dans le passé exprimé leur réticence à l’égard d’un tel mouvement. Comme attendu, le projet de reprise le 21 mai d’US Airways par United Airlines (UAL), qui va considérablement renforcer son rang de première compagnie aérienne mondiale, a déjà conduit sa principale rivale American à explorer des possibilités d’acquisition avec Northwest, puis avec Delta, selon des informations de presse non démenties. En outre, Bristish Airways a confirmé mercredi dernier des discussions avec le transporteur néerlandais KLM en vue d’une union. KLM est déjà étroitement lié à Northwest, quatrième compagnie aux États-Unis, qui attend le feu vert du département de la Justice pour acquérir 14 % du capital de Continental, une participation qui lui donnerait un vote majoritaire de 51 % au conseil d’administration de la cinquième compagnie américaine. En reprenant US Airways, United contrôlerait près de 30 % du marché américain, et la moitié des vols de l’aéroport Reagan de Washington. Ce rapprochement modifie la répartition relativement équilibrée actuelle de 17 à 20 % du marché entre les trois plus grands transporteurs, à savoir UAL, AMR et Delta. Pour Barbara Beyers, directeur général de AVMARK, une firme de consultants de Washington, l’ampleur de la consolidation qui va probablement bouleverser le transport aérien aux États-Unis et dans le monde va provoquer non seulement un examen approfondi et le département des Transports et les autorités antitrust mais aussi un débat au Congrès sur l’avenir du secteur. «Les pouvoirs de réglementation vont surtout analyser l’impact d’une telle concentration sur les consommateurs», a-t-elle dit. Le département de la Justice a déjà indiqué sa réticence, voire son opposition, à une trop grande concentration dans ce secteur. Joel Klein, le patron du bureau antitrust, avait exprimé l’été passé au Congrès sa préoccupation face à un tel mouvement. En mai 1999, le département de la Justice avait engagé une procédure contre American Airlines qu’il accuse de pratiques monopolistiques dans son centre de correspondance et principale base d’opération de Dallas-Fort Worth (Texas) où elle assure 70 % des vols sans escale. Ce dernier mouvement de consolidation découle de la déréglementation du transport aérien aux États-Unis en 1978. Il y avait alors 27 compagnies, dont 13 nationales et 14 régionales. Il est reste aujourd’hui douze, dont trois régionales avec la disparition notamment des grands noms comme Panam ou Braniff. Selon Barbara Beyers, ce nombre pourrait être ramené à cinq ou six dans les toutes prochaines années.
La consolidation qui se dessine dans le transport aérien américain et mondial, en réaction au récent accord de rachat d’US Airways par United, va mobiliser toute l’attention des autorités antitrust, qui ont à plusieurs reprises dans le passé exprimé leur réticence à l’égard d’un tel mouvement. Comme attendu, le projet de reprise le 21 mai d’US Airways par United Airlines (UAL), qui va considérablement renforcer son rang de première compagnie aérienne mondiale, a déjà conduit sa principale rivale American à explorer des possibilités d’acquisition avec Northwest, puis avec Delta, selon des informations de presse non démenties. En outre, Bristish Airways a confirmé mercredi dernier des discussions avec le transporteur néerlandais KLM en vue d’une union. KLM est déjà étroitement lié à Northwest,...