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Actualités - Reportages

Un regard qui doit changer

L’idée reste ancrée dans la société libanaise, et plus spécifiquement dans le secteur privé du travail, que le handicapé est quelqu’un de moins productif qu’une personne normale, explique le responsable d’une importante association d’aide aux handicapés, qui a tenu à garder l’anonymat. C’est la raison pour laquelle ils sont jusqu’ici réduits à travailler dans des organismes sociaux, lesquels accordent une paie modeste aux handicapés qu’ils emploient, vu leurs ressources limitées. De plus, ajoute le responsable, nous désirons réellement pousser ces personnes à se trouver une place sur le marché du travail, car leur insertion sociale est importante et nécessaire. C’est pourquoi nous les formons à des métiers qui tiennent compte de leur handicap et de leur instruction, tout en les habituant à travailler et à se plier à des horaires, contrainte qu’il leur est difficile de respecter quand ils n’ont pas fréquenté l’école, explique-t-il. Mais il est vrai que les handicapés sont souvent exploités lorsqu’ils travaillent dans le secteur privé, ajoute-t-il. Et une fois entrée en application, la nouvelle loi changera le regard que porte sur eux la société, car elle détruira les barrières que l’ancienne loi avait érigées en donnant aux handicapés l’instruction, l’éducation, mais aussi une formation professionnelle. Car, à l’heure actuelle, les chiffres sont effarants : parmi les 4 % de handicapés que compte officiellement le Liban (selon les chiffres fournis par l’Organisation mondiale de la santé et les normes libanaises), 20 % seulement sont instruits, alors que 20 % sont illettrés et que 60 % ont à peine atteint le niveau d’études complémentaires. C’est pourquoi ils sont principalement confinés dans les travaux manuels et n’ont que rarement accès aux emplois de bureau. Il est à noter que tout pays compte une moyenne de 7 à 10 % de handicapés, ce chiffre englobant à l’étranger toutes sortes d’infirmités, autant physiques que mentales.
L’idée reste ancrée dans la société libanaise, et plus spécifiquement dans le secteur privé du travail, que le handicapé est quelqu’un de moins productif qu’une personne normale, explique le responsable d’une importante association d’aide aux handicapés, qui a tenu à garder l’anonymat. C’est la raison pour laquelle ils sont jusqu’ici réduits à travailler dans des organismes sociaux, lesquels accordent une paie modeste aux handicapés qu’ils emploient, vu leurs ressources limitées. De plus, ajoute le responsable, nous désirons réellement pousser ces personnes à se trouver une place sur le marché du travail, car leur insertion sociale est importante et nécessaire. C’est pourquoi nous les formons à des métiers qui tiennent compte de leur handicap et de leur instruction, tout en les habituant à...