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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : prudence et expectative

L’offre du dollar s’est davantage contractée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché prudemment calme en attendant la fin des travaux de vérification du retrait israélien des régions libérées du Liban-Sud. Pourtant, la demande du billet vert ne devait pas se développer, se limitant toujours aux besoins commerciaux des opérateurs. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée toujours prête à acheter le dollar à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais les établissements de crédit ont continué de le négocier effectivement au haut de cette fourchette entre 1 513,00 et 1 514,00 LL en dehors de la BDL grâce à la présence d’une certaine contrepartie valable à la vente à ce prix. Cependant, en raison du ralentissement aussi bien de l’offre que de la demande, le volume d’affaires de la journée d’hier n’a pas pu prendre de l’ampleur, totalisant seulement quelque huit millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Nouvel accès de faiblesse du dollar À l’étranger, l’euro est reparti à la hausse hier, après un début faible sur les marchés des changes internationaux, malgré l’absence de nouvelles fraîches et alors que la majorité des opérateurs anticipe une hausse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre cette semaine. Selon les cambistes, l’euro reste ferme alors qu’il n’y a rien de vraiment nouveau, le marché attendant de voir quelle va être la décision de la Banque d’Angleterre demain et de la BCE après-demain sur les taux. La plupart d’entre eux envisagent d’ores et déjà une augmentation d’un quart de point en pourcentage des taux britanniques à 6,25 % et des taux européens dans une même proportion à 4,00 %, voire même à 4,25 %. Ce geste, qui est censé réduire le différentiel de taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique au profit de l’euro et du sterling, est venu accroître l’attrait de ces deux monnaies face au dollar dont le loyer ne devrait plus être augmenté ce mois à la lumière des dernières statistiques témoignant du ralentissement de la croissance économique aux États-Unis. De plus, d’autres cambistes ont noté que l’euro a également bénéficié des déclarations faites la veille par plusieurs ministres européens des Finances concernant un renforcement du poids de l’Euro 11, l’instance informelle qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par les propos tenus par le ministre français de l’Économie et des Finances Laurent Fabius, qui a estimé qu’«une culture monétaire commune» est en train de se créer parmi les membres de l’Euro 11 au Luxembourg. La livre sterling a été également en forme face au dollar, la plupart des opérateurs estimant devoir anticiper une hausse du principal taux directeur de la Banque d’Angleterre maintenu à 6 % depuis le début de cette année. Il en est de même du yen qui avait bénéficié tôt dans la matinée de la forte reprise de la Bourse de Tokyo. C’est dans ce contexte que le dollar s’est davantage essoufflé après l’ouverture hésitante des Bourses américaines, se négociant à New York sur un ton faible comme suit : – 0,9485 pour un euro contre 0,9465, vendredi dernier – 1,5190 pour un sterling contre 1,5100 – 2,0620 DM contre 2,0660 – 6,9160 FF contre 6,9295 – 1,6610 FS contre 1,6630 – 2 041,40 lires contre 2 045,50 – 107,65 yens contre 108,00. Bourse de Beyrouth : marché soutenu par la hausse de Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été encore une fois soutenue par la nouvelle hausse des actions A de Solidere dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est adjugé une hausse de 0,34 % à 64,79 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 139,90 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires relativement mince avec 21 114 actions négociées d’une valeur globale de 158 016 dollars. Volatilité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des actions se sont montrés hésitants en ce début de semaine aussi bien à la hausse qu’à la baisse, en l’absence de nouvelles indications sur l’orientation de l’économie américaine. Selon les analystes, les opérateurs boursiers semblaient réticents hier à soutenir le fort mouvement de hausse entamé la semaine précédente. Certains d’entre eux ont estimé devoir prendre les gains que leur procurait la récente reprise de la cote, alors que d’autres se contentaient de quelques ajustements de leurs portefeuilles. Cela d’autant que le sentiment des investisseurs restait au scepticisme quant à la solidité de la reprise de la cote américaine. Les marchés s’étaient redressés la semaine dernière grâce à des chiffres suggérant un ralentissement de la croissance économique, qui affaiblit les chances d’un relèvement des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed). Mais cela ne veut pas dire que les dix années de longue croissance vont se terminer d’un coup. Ce qui explique l’indécision des investisseurs au sujet de la situation réelle de l’économie américaine. En effet, les opérateurs ont été d’un côté moins unanimes à la baisse du Nasdaq au-dessous de 3 800 points ainsi qu’à la hausse de l’indice Dow Jones des industrielles à plus des 10 900 points, d’un autre côté. Cela étant, le principal indicateur de Wall Street a dû fluctuer entre un plus haut à 10 863,00 points et un plus bas à 10 752,28 points, avant d’afficher en préclôture 10 814,60 points, réduisant ses gains à 19,84 points sur vendredi dernier, dans un marché très volatil. Baisse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi après l’euphorie de la semaine dernière dans un marché manquant d’orientation en raison du comportement incertain de Wall Street. L’indice Eurotop 300 a fini en baisse de 0,95 %, soit 15,74 points, à 1 635,77 tandis que l’indice EuroStoxx 50, limité à 50 actions de la zone euro, a abandonné 0,93 %, soit 50,35 points, à 5 377,92. La Bourse de Paris a perdu 0,26 % et celle de Londres 1,2 % tandis que Francfort, dont la fermeture est maintenant repousée à 18h00 GMT, a baissé de 0,42 % en fin de journée. La Bourse d’Amsterdam a abandonné 0,78 %, Madrid 1,23 %, Milan 0,59 %, Zurich 0,64 % et Bruxelles 0,13 %. «Dans le compartiment des TMT (techs, médias et télécoms), les gains ont été énormes la semaine dernière et je pense que le marché doit se consolider», a noté Trudbert Merkel, de Deka Kapital. Les technologiques et les télécoms ont été les plus malmenées. Nokia a cédé 3,9 %, Vodafone AirTouch Plc 3,00 %. Deutsche Telekom 2,01 %, Siemens 1,54 % et France Telecom 1,18 %. Le néerlandais KPN Télécom a abandonné 2,55 %. Le groupe de télécoms a démenti discuter d’une fusion de sa division KPN Mobile avec Orange, rachetée par France Télécom. Dans le transport aérien, KLM Royal Airlines s’est refusé à commenter une information sur des discussions en cours en vue d’une prise de participation majoritaire de British Airways dans la compagnie néérlandaise. KLM a fait un bond en avant de 4,21 %. BA, qui a par ailleurs annoncé une hausse de son trafic passager en mai, gagnait 0,50 %. Air France a gagné 3,03 %, la compagnie française ayant confirmé que le fonds d’investissement Fidelity avait pris une participation de 2 % dans le capital. Tokyo : flambée de la cote La Bourse japonaise a terminé lundi en forte hausse grâce à un vif regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs nippones de haute technologie, telles que Sony Corp, après l’envolée de leurs homologues américaines en fin de semaine. L’indice Nikkei 225 a fini sur une hausse de 401,73 points, soit 2,39 %, à 17 201,79 tandis que le Topix gagnait 38,99 points, soit 2,51 %, à 1 595,44. «Personne ne dit que le marché en a fini de la volatilité, mais le climat général s’est grandement amélioré, a constaté Masaaki Higashida, de Nomura Securities. Pour le moment, tout le monde se félicite de la reprise des high techs». Vendredi, l’indice américain Nasdaq des technologiques s’est envolé de 6,44 %, à 3 813,38, des statistiques de l’emploi moins bonnes que prévu ayant semblé montrer que la phase de freinage de l’activité économique menée par la Réserve fédérale pourrait approcher de son terme. Sony, considérée comme la valeur phare des technologiques, a affiché une vive hausse de 8,07 %, à 11 120 yens. Fujitsu Ltd a gagné 4,43 %, à 3 300 yens, et Nec Corp, 4,38 %, à 2 980 yens. Softbank Corp, spécialisée dans l’investissement dans Internet, a enregistré une hausse de 2 000 yens, le maximum quotidien autorisé pour cette valeur, soit 11,14 %, à 19 950, tandis que le portail Internet Yahoo ! Japan Corp, détenu à 51 % par Softbank, marquait aussi sa hausse maximale autorisée de cinq millions de yens (12,89 %) à 43,8 millions. Softbank suit souvent de très près l’évolution de l’indice Nasdaq, ce qui s’explique par l’importance des investissements du groupe dans des valeurs du marché hors cote américain. La bonne tenue de cette valeur japonaise a en outre été favorisée par des informations de presse du week-end selon lesquelles des négociations entre un consortium dirigé par Softbank et le gouvernement auraient permis d’aplanir les réticences de ce dernier sur la reprise de la Nippon Credit Bank.
L’offre du dollar s’est davantage contractée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché prudemment calme en attendant la fin des travaux de vérification du retrait israélien des régions libérées du Liban-Sud. Pourtant, la demande du billet vert ne devait pas se développer, se limitant toujours aux besoins commerciaux des opérateurs. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée toujours prête à acheter le dollar à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais les établissements de crédit ont continué de le négocier effectivement au haut de cette fourchette entre 1 513,00 et 1 514,00 LL en dehors de la BDL grâce à la présence d’une certaine contrepartie valable à...