La Française des Jeux, seule équipe française engagée dans le Tour d’Italie cycliste, a fini par sortir le numéro gagnant grâce à son sprinteur italien Fabrizio Guidi, vainqueur hier de la seizième étape du Giro. Un sprint massif a conclu l’étape la plus courte de l’épreuve, sur 102 kilomètres entre Brescia et Meda, dans la grande banlieue nord de Milan. Moins de deux heures et demie de course, une moyenne très raisonnable de 41 km/h, un parcours plane, autant d’éléments qui ont permis aux coureurs du Giro d’observer une journée de semi-repos. Au lendemain du sprint contesté de Brescia, où l’Espagnol Angel Vicioso avait été déclassé au profit de l’Italien Biagio Conte, le calme est revenu dans le peloton. Les coureurs lombards ont eu le temps de saluer leur famille (Zanetti, Zanotti, Brignoli, Gotti, Mazzoleni) avant que l’allure s’accélère dans les 35 derniers kilomètres, sur la lancée du sprint intermédiaire principal (Intergiro). Un petit groupe (Aggiano, Pozzi, Peron, Secchiari, Marin, Sciandri, ainsi que Manzoni, distancé sur ennui mécanique) a mené l’échappée du jour. Mais l’écart n’a jamais dépassé un plafond de 25 secondes jusqu’au regroupement, prévisible mais tardif, à deux kilomètres de l’arrivée, à cause de la résistance obstinée des attaquants. « Je suis sûr d’être payé » Dans la dernière ligne droite, l’équipe Saeco a mené le sprint pour Conte, suppléant de Mario Cipollini. Quatre éléments du train rouge qui emmènent d’habitude le sprinteur toscan se sont dévoués pour le Sicilien, débordé toutefois dans les deux cents derniers mètres. Guidi, sagement, a attendu que Conte produise son effort et a surgi du côté ouvert de la route pour s’imposer nettement devant le Néerlandais Steven De Jongh. À 28 ans, le coureur de Pontedera, près de Pise, a enlevé sa deuxième victoire d’étape dans le Giro, un an après s’être imposé à Milan dans la dernière étape de l’édition 1999. Recruté à l’intersaison par La Française des Jeux, à laquelle il a amené les points nécessaires pour rester en première division, il s’est montré louangeur après sa victoire pour son équipe, laquelle n’a plus sur le Giro qu’un seul coureur français (Nicolas Vogondy) sur les cinq présents au départ de Rome. «Courir en France, c’est une bonne expérience. Chacun a son rôle, l’employeur, le directeur sportif, etc. Ce n’est pas comme dans les équipes italiennes où c’est souvent la même personne qui fait tout. À La Française des Jeux, je suis sûr d’être payé, j’ai la tranquillité d’esprit pour bien courir», a déclaré Guidi qui attend une autre grande joie cette année avec la naissance d’un enfant programmée pour décembre. Mercredi, 17e étape de 236 kilomètres entre Meda et Gênes avec un petit col (Creto di Montoggio, 616 m) situé à 44 kilomètres de l’arrivée, avant le retour attendu dans la montagne.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Française des Jeux, seule équipe française engagée dans le Tour d’Italie cycliste, a fini par sortir le numéro gagnant grâce à son sprinteur italien Fabrizio Guidi, vainqueur hier de la seizième étape du Giro. Un sprint massif a conclu l’étape la plus courte de l’épreuve, sur 102 kilomètres entre Brescia et Meda, dans la grande banlieue nord de Milan. Moins de deux heures et demie de course, une moyenne très raisonnable de 41 km/h, un parcours plane, autant d’éléments qui ont permis aux coureurs du Giro d’observer une journée de semi-repos. Au lendemain du sprint contesté de Brescia, où l’Espagnol Angel Vicioso avait été déclassé au profit de l’Italien Biagio Conte, le calme est revenu dans le peloton. Les coureurs lombards ont eu le temps de saluer leur famille (Zanetti, Zanotti, Brignoli, Gotti,...