Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Israël Pérès, un rassembleur pour succéder à Weizman

L’ancien Premier ministre Shimon Peres, 76 ans, l’un des architectes du processus de paix avec les Arabes, a officiellement annoncé hier sa candidature à la présidence de l’État d’Israël, une bataille pour laquelle il fait figure de grandissime favori pour succéder à Ezer Weizman, démissionnaire. En effet, 59 % des Israéliens sont favorables à une candidature de Peres. Le prix Nobel de la paix 1994 a reçu l’appui ferme, même s’il n’est pas dénué d’arrière-pensée, du chef du gouvernement Ehud Barak, le représentant de la nouvelle génération qui l’évinça de la direction du Parti travailliste il y a trois ans après sa défaite électorale de l’année précédente. Mais si M. Peres a acquis une stature internationale, il a été longtemps mal aimé dans son pays, y compris au sein de son propre parti, où beaucoup ne lui ont jamais pardonné une série noire d’échecs électoraux. Dans ses mémoires, l’ancien Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin, son grand rival, n’était pas tendre pour lui, le qualifiant d’«infatigable magouilleur». «Faucon» dans sa jeunesse, reconverti en «colombe» sur le tard, il a été l’artisan de la force militaire d’Israël sans avoir lui-même servi sous les drapeaux – chose rare dans la classe politique israélienne –, puis l’architecte du processus de paix avec les Palestiniens. Aujourd’hui, il se veut un «rassembleur», qui œuvrerait à la tête de l’État pour l’unité d’une société profondément divisée entre religieux et laïcs, entre Juifs et Arabes.
L’ancien Premier ministre Shimon Peres, 76 ans, l’un des architectes du processus de paix avec les Arabes, a officiellement annoncé hier sa candidature à la présidence de l’État d’Israël, une bataille pour laquelle il fait figure de grandissime favori pour succéder à Ezer Weizman, démissionnaire. En effet, 59 % des Israéliens sont favorables à une candidature de Peres. Le prix Nobel de la paix 1994 a reçu l’appui ferme, même s’il n’est pas dénué d’arrière-pensée, du chef du gouvernement Ehud Barak, le représentant de la nouvelle génération qui l’évinça de la direction du Parti travailliste il y a trois ans après sa défaite électorale de l’année précédente. Mais si M. Peres a acquis une stature internationale, il a été longtemps mal aimé dans son pays, y compris au sein de son propre...