Le Luxembourg a contesté hier sa présence sur la liste des paradis fiscaux établie par le Forum de stabilité financière (FSF). «La plupart sinon tous les critères retenus par le FSF pour identifier les centres offshore ne s’appliquent pas à la place financière de Luxembourg», a déclaré Jean-Nicolas Schaus, directeur de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) du grand-duché. «L’amalgame du Luxembourg avec d’autres centres offshore de la liste est dangereux», a-t-il estimé lors d’une réunion informelle avec des journalistes. «Nous ne nous retrouvons pas sur cette liste car le niveau de qualité de la surveillance des banques et des établissements financiers au Luxembourg est au moins égal sinon supérieur à celui des grands pays comme la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et même les États-Unis», a-t-il ajouté. Ces quatre pays ne figurent pas en tant que tels dans la liste du FSF. Les paradis fiscaux ont été classés par ce Forum dans trois catégories, en fonction de leur cadre réglementaire, du niveau de la surveillance des banques et du degré de coopération internationale. Le Luxembourg figure parmi les centres financiers offshore de la première catégorie (groupe 1), c’est-à-dire des juridictions présentées comme ayant un cadre réglementaire et de surveillance prudentielle de bon niveau. Ce groupe est composé également de Hong-Kong, Singapour, la Suisse, Dublin (Irlande), l’île de Man et les îles anglo-normandes de Guernesey et Jersey. «Les clients de la place financière de Luxembourg sont en majeure partie des citoyens européens et la plupart des activités financières se font à l’intérieur du marché unique», a précisé M. Schaus. «Il s’agit donc d’un contexte qui ne répond pas à ce que l’on entend communément par centre financier offshore», a-t-il conclu.
Le Luxembourg a contesté hier sa présence sur la liste des paradis fiscaux établie par le Forum de stabilité financière (FSF). «La plupart sinon tous les critères retenus par le FSF pour identifier les centres offshore ne s’appliquent pas à la place financière de Luxembourg», a déclaré Jean-Nicolas Schaus, directeur de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) du grand-duché. «L’amalgame du Luxembourg avec d’autres centres offshore de la liste est dangereux», a-t-il estimé lors d’une réunion informelle avec des journalistes. «Nous ne nous retrouvons pas sur cette liste car le niveau de qualité de la surveillance des banques et des établissements financiers au Luxembourg est au moins égal sinon supérieur à celui des grands pays comme la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et même les...
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