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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Giro (11e étape) Victor Hugo roule fort

Victor Hugo Pena, un cycliste colombien atypique, s’est adjugé hier le premier grand contre-la-montre du Tour d’Italie totalement relancé par la contre-performance de l’Italien Francesco Casagrande, désormais fragile leader. Sur les 42 km d’un parcours rectiligne et plat entre Lignano et Bibione, deux stations de la côte adriatique surtout peuplées de touristes allemands, Casagrande a sauvé de justesse son maillot rose. Le Toscan a pris la 31e place de l’étape, à plus de trois minutes et demie du vainqueur, et a perdu du temps sur la quasi-totalité de ses rivaux directs. Avec quatre coureurs en dix secondes seulement, le Giro s’est offert une incertitude maximale après onze étapes. L’Italien Wladimir Belli, deuxième à 4 sec, le Russe Pavel Tonkov, troisième à 7 sec, l’Italien Danilo di Luca, quatrième à 10 sec, mais aussi les deux espoirs de la péninsule, Stefano Garzelli (6e) et Dario Frigo (7e), ont préservé toutes leurs chances, tout comme les Italiens Ivan Gotti (9e) et Gilberto Simoni (11e), présents sur le podium final l’an passé. Ce contre-la-montre, qui a causé des tourments à Casagrande, est revenu contre toute attente à Pena, un coureur colombien de 25 ans qui porte les couleurs de Vitalicio. L’équipe espagnole a réalisé d’ailleurs un étonnant tir groupé dans cette étape en confisquant trois des quatre premières places avec le Tchèque Jan Hruska (2e) et l’Espagnol Alvaro Gonzalez de Galdeano (4e), seul le spécialiste ukrainien Serguei Gonchar parvenant à s’intercaler. Savoldelli s’effondre Révélé par son titre national du contre-la-montre en 1997, Pena s’est fait une réputation de bon rouleur. Sa quatrième place dans le contre-la-montre de Tirreno-Adriatico en mars dernier a attiré l’attention sur ses qualités et Victor Hugo (prénommé ainsi à cause de l’admiration de son père Hugo pour l’écrivain français) a touché à la consécration sur le Giro. Rares, en effet, ont été les coureurs colombiens à s’illustrer dans les épreuves chronométrées. L’histoire du Giro compte une seule victoire colombienne dans un contre-la-montre. Encore s’agissait-il d’un parcours de côte, sur les pentes du Monte Generoso, où le grimpeur Lucho Herrera s’était imposé en 1989, l’année de la victoire du Français Laurent Fignon. Les grimpeurs, peu avantagés par le circuit rigoureusement plat, ont résisté mieux que prévu à la veille de la journée de repos. Tonkov, a priori le meilleur rouleur de cette catégorie, a pratiquement récupéré le temps perdu deux jours plus tôt dans la première étape de montagne à l’Abetone. Quant à Gotti, il a fait mieux que Casagrande. «Je me suis bien défendu sur ce terrain, a estimé pourtant le porteur du maillot rose. J’essayerai de nouveau d’attaquer. Les écarts sont réduits. L’adversaire le plus dangereux reste Tonkov». L’Italien Marco Pantani, hors jeu pour la victoire finale, s’est contenté d’une 111e place peu significative. En revanche, Paolo Savoldelli, déjà éprouvé dans l’étape de l’Abetone, a sombré. L’Italien, deuxième du Giro l’an passé, s’est classé 40e à plus de quatre minutes de Pena, dans un exercice qui devait théoriquement lui permettre de revenir dans la course. Déclarations Francesco Casagrande (Ita/Vini Caldirola), 1er du classement général : «C’était un parcours très dur pour moi, sans la moindre côte. Je suis parti assez bien et j’ai essayé de conserver le rythme tout au long du parcours. Mais perdre du temps sur ce parcours me paraît normal. Surtout contre Tonkov». Pavel Tonkov (Rus/Mapei), 3e du classement général : «C’est une bonne journée. J’espérais prendre une minute à Casagrande. J’ai eu un peu de mal à trouver le rythme. Je sens que ma forme grandit de jour en jour sur ce Giro. Malheureusement, j’ai eu une journée négative, dans l’étape de l’Abetone, à cause d’une fringale. Le Giro recommence maintenant». Danilo Di Luca (Ita/Cantina Tollo) : «Nous sommes quatre en dix secondes et prendre le maillot rose reste mon objectif. Le Giro est ouvert plus que jamais. J’essayerai d’attaquer mais je ne pense pas être le seul à vouloir le faire».
Victor Hugo Pena, un cycliste colombien atypique, s’est adjugé hier le premier grand contre-la-montre du Tour d’Italie totalement relancé par la contre-performance de l’Italien Francesco Casagrande, désormais fragile leader. Sur les 42 km d’un parcours rectiligne et plat entre Lignano et Bibione, deux stations de la côte adriatique surtout peuplées de touristes allemands, Casagrande a sauvé de justesse son maillot rose. Le Toscan a pris la 31e place de l’étape, à plus de trois minutes et demie du vainqueur, et a perdu du temps sur la quasi-totalité de ses rivaux directs. Avec quatre coureurs en dix secondes seulement, le Giro s’est offert une incertitude maximale après onze étapes. L’Italien Wladimir Belli, deuxième à 4 sec, le Russe Pavel Tonkov, troisième à 7 sec, l’Italien Danilo di Luca, quatrième à...