Le stade de France va se transformer, l’espace d’un soir, en stade d’Espagne, aujourd’hui (21h45 heure de Beyrouth), pour la première finale hispano-espagnole de l’histoire de la Ligue des champions entre Valence et le Real Madrid. Sept fois champion d’Europe en dix finales, avec un dernier succès en 1998, le Real Madrid arrive à Paris avec le statut de spécialiste de la C1. Le club aime la capitale française, qui a marqué le début de sa grande histoire avec un succès devant Reims en 1956 (4-3). Seulement cinquième de la Liga, après la défaite contre Valladolid (0-1), vendredi, lors de la dernière journée, les Madrilènes ont déçu sur le plan national. Au point de devoir absolument gagner pour disputer la prochaine édition de la Ligue des champions (C1). En revanche, sur le plan européen, le club madrilène, transformé en véritable machine à broyer l’adversaire, a souvent été royal. Le tenant du trophée, Manchester United, a pu le constater à ses dépens, en quarts de finale. Après un match nul encourageant (0-0) au Santiago-Bernabeu de Madrid, le club anglais a complètement explosé, au retour, à Old Trafford, devant Raul ou Redondo, ne sauvant que l’honneur en deuxième période (2-3). « Real, roi d’Europe » Ensuite, contre le Bayern Munich, les joueurs de Del Bosque ont confirmé qu’ils ne manquaient pas les grands rendez-vous. Le finaliste malheureux de 1999, qui avait largement surclassé son adversaire en poules de qualification (4-2, 4-1), est tombé sur une formation emmenée par un Nicolas Anelka à nouveau compétitif (2-0, 1-2). En face, Valence est un peu l’équipe surprise de cette finale. Elle a eu un long parcours puisqu’elle a d’abord disputé un tour de qualification. Mais doucement et sûrement, elle a pris du volume pour se découvrir des ambitions, après son large succès, en quarts de finale, contre la Lazio (5-2, 0-1). Le Barça, au tour suivant, a fait les frais de la confirmation du talent valencien (4-1, 1-2). L’entraîneur Hector Cuper, qui a déjà perdu avec le Real Majorque deux finales, une de Coupe d’Espagne (contre Barcelone, en 1998) et une de Coupe des coupes (en 1999, contre la Lazio), goûte avec un plaisir immodéré la simple présence de son équipe en finale, sans faire une fixation sur le résultat. «J’admire notre parcours après une année compliquée et un démarrage très difficile, même pour moi. Gagner la finale serait impressionnant. Gagner contre le Real, roi d’Europe, serait le couronnement d’une saison merveilleuse», affirme-t-il. Plan « antipou » Son homologue madrilène, Vicente Del Bosque, qui a perdu, en tant que milieu de terrain, en 1981, une finale de Coupe des clubs champions avec le Real face à Liverpool (0-1), se montre plus inquiet. Non pas du jeu de son équipe, mais de celui virevoltant de son adversaire, comme il a pu le constater en championnat (une défaite à domicile et un nul). «Valence est une équipe compliquée à jouer. Les joueurs n’ont pas de positions fixes. Sur une action, ils sont d’un côté, sur la suivante, ils changent. Ils perturbent les défenses», analyse-t-il. Avec ses trois «R», Raul, Roberto Carlos, et Fernando Redondo, mais aussi avec son duo d’attaque, Fernando Morientes – Nicolas Anelka, Del Bosque dispose d’arguments pour faire craquer la défense adverse, handicapée par l’absence d’Amedeo Carboni, suspendu. Il a beaucoup fait travailler ses joueurs tactiquement pour mettre au point un plan «antipou», c’est-à-dire pour canaliser l’Argentin Claudio Lopez, l’adversaire numéro un. Cette finale, sûrement spectaculaire, car elle opposera deux styles, un jeu vif pour Valence, basé sur la possession du ballon pour le Real, marque aussi la suprématie de la Liga, cette saison, sur la série A italienne ou la Premier League anglaise. «Cette finale signifie que le football espagnol présente un niveau très élevé», affirme Fernando Redondo, capitaine madrilène, qui ne sera contredit par aucun des quelque 50 000 aficionados qui s’apprêtent à prendre Paris d’assaut. Pour lui, cette rencontre représente une réponse éclatante aux critiques sur le niveau du championnat espagnol, formulées notamment par Johann Cruiff, ancien entraîneur de Barcelone. «La grande compétitivité du football espagnol a fait que les équipes se sont renforcées et sont plus dangereuses», conclut-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le stade de France va se transformer, l’espace d’un soir, en stade d’Espagne, aujourd’hui (21h45 heure de Beyrouth), pour la première finale hispano-espagnole de l’histoire de la Ligue des champions entre Valence et le Real Madrid. Sept fois champion d’Europe en dix finales, avec un dernier succès en 1998, le Real Madrid arrive à Paris avec le statut de spécialiste de la C1. Le club aime la capitale française, qui a marqué le début de sa grande histoire avec un succès devant Reims en 1956 (4-3). Seulement cinquième de la Liga, après la défaite contre Valladolid (0-1), vendredi, lors de la dernière journée, les Madrilènes ont déçu sur le plan national. Au point de devoir absolument gagner pour disputer la prochaine édition de la Ligue des champions (C1). En revanche, sur le plan européen, le club madrilène,...