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Actualités - Chronologie

George Clooney ? Canon à tomber

La présence à Cannes de l’acteur américain George Clooney, l’une des plus grosses pointures du festival, a mis en ébullition la célèbre Croisette, gonflée par l’arrivée de milliers de cinéphiles et badauds du week-end, à l’affût de stars qui se font un peu désirer. L’ex-batman et ex-blouse blanche de la série-culte ER a fait une première apparition publique, juste avant la conférence de presse sur le film américain des frères Coen O Brother Where Art Thou ? dans lequel il incarne un des trois évadés d’un bagne au Mississippi, pendant la Grande Dépression. Malgré un accès très limité et sous haute surveillance au Palais des Festivals, quelques dizaines d’inconditionnels de la vedette ont réussi à se poster sur son passage, au troisième étage. George Clooney, le cheveu un peu grisonnant, chemise noire ouverte sous un costume sombre, sort tout sourire de l’ascenseur réservé aux vedettes. Les cris fusent aussitôt : «George, par là, please George». Un Coréen, drapeau planté sur son sac à dos, brandit un poster de l’acteur et ne cesse de sauter sur place pour attirer l’attention. Il finira par décrocher son précieux autographe. À ses côtés, son petit frère, radieux après cette victoire, veille sur son sac rempli de vidéocassettes ou de livres sur Clooney. Dans la salle strictement réservée à la conférence de presse, même les hôtesses d’accueil oublient un instant leur travail pour pouvoir photographier leur idole, grâce à leurs discrets appareils jetables. À la sortie, même hystérie parmi les fans. Une femme, ses deux filles et sa nièce sont venues spécialement de Nice. Alizée, 11 ans, a réussi à obtenir son autographe : «Je vais le photocopier pour le distribuer à mes copines. George Clooney est beau et a l’air si gentil». L’acteur, lui, a déjà filé. Non sans difficulté car de nouvelles caméras, d’autres appareils-photo et d’autres groupies l’attendaient devant sa voiture, une Safrane officielle du festival. Mélissa et ses copines de collège n’ont pas eu cette chance. Elles sont parties en car, de Saint-Étienne du Grès, près de Marseille. Outrageusement pomponnées, elles rêvent de voir Clooney. «Il est canon à tomber», dit l’une d’elles. «Sans être vulgaire, il a de belles formes», ose Mélissa. Ensemble, elles échafaudent des plans pour récupérer un autographe. «Des pancartes avec son nom», suggère l’une d’elles. «Aller devant la sortie du personnel de son hôtel», préconise une autre. Entre-temps, Clooney a rejoint le Carlton, devant lequel sont massées des grappes de badauds. Sur la Croisette, la population est si dense que le moindre mouvement de foule provoque un attroupement. Mais les stars se font rares. Alors on se contente d’une grosse Cadillac rose pleine de pom-pom girls, d’une fausse Marilyn en décapotable ou du passage très ostentatoire de rutilantes Ferrari ou de Lamborghini.
La présence à Cannes de l’acteur américain George Clooney, l’une des plus grosses pointures du festival, a mis en ébullition la célèbre Croisette, gonflée par l’arrivée de milliers de cinéphiles et badauds du week-end, à l’affût de stars qui se font un peu désirer. L’ex-batman et ex-blouse blanche de la série-culte ER a fait une première apparition publique, juste avant la conférence de presse sur le film américain des frères Coen O Brother Where Art Thou ? dans lequel il incarne un des trois évadés d’un bagne au Mississippi, pendant la Grande Dépression. Malgré un accès très limité et sous haute surveillance au Palais des Festivals, quelques dizaines d’inconditionnels de la vedette ont réussi à se poster sur son passage, au troisième étage. George Clooney, le cheveu un peu grisonnant, chemise...