Joschka Fischer relance l'idée de l'Union politique
le 15 mai 2000 à 00h00
Le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a relancé l’idée de l’Union politique de l’Europe, indispensable pour éviter la transformation de l’UE en une simple zone de libre-échange, après l’élargissement à 27 ou 30 pays-membres dans les dix ans à venir. En proposant à terme à un nombre restreint de pays-membres de l’actuelle Union de conclure un nouveau traité fondateur, noyau d’une Fédération européenne, le ministre vert allemand a appuyé sur l’accélérateur et donné l’occasion à la France, partenaire privilégié dans ce domaine, et aux pays du Benelux de saisir la balle au bond. Car l’actuelle Europe est en crise, en proie au doute et sans projets d’avenir. La naissance de l’euro, le 1er janvier 1999, n’a pas permis de mobiliser une opinion publique européenne, de plus en plus découragée, face à l’univers technocratique de Bruxelles. Les structures institutionnelles actuelles, vieilles de cinquante ans et conçues pour six pays à l’origine, sont de plus en plus menacées de paralysie et ne supporteront pas un élargissement à 27 ou à 30 pays. «Combien de temps dureront alors les Conseils des ministres : plusieurs jours ou même des semaines», souligne ironiquement Joschka Fischer. Sa vision est ambitieuse : elle comprend trois étages d’une fusée qui doit monter en puissance au fur et à mesure. À côté de l’ancienne Europe du traité de Rome, d’Amsterdam et peut-être de Nice avec 27 ou 30 pays, se dégagera progressivement une nouvelle Europe, ouverte à tous les membres mais qui a besoin d’une avant-garde ambitieuse pour avancer.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a relancé l’idée de l’Union politique de l’Europe, indispensable pour éviter la transformation de l’UE en une simple zone de libre-échange, après l’élargissement à 27 ou 30 pays-membres dans les dix ans à venir. En proposant à terme à un nombre restreint de pays-membres de l’actuelle Union de conclure un nouveau traité fondateur, noyau d’une Fédération européenne, le ministre vert allemand a appuyé sur l’accélérateur et donné l’occasion à la France, partenaire privilégié dans ce domaine, et aux pays du Benelux de saisir la balle au bond. Car l’actuelle Europe est en crise, en proie au doute et sans projets d’avenir. La naissance de l’euro, le 1er janvier 1999, n’a pas permis de mobiliser une opinion publique européenne, de plus...
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