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Actualités - Chronologie

Feu vert à la construction d'un quartier juif à Abou Dis

La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé hier un projet controversé de construction d’un quartier juif dans le village d’Abou Dis, limitrophe du secteur arabe de la Ville sainte, une mesure immédiatement dénoncée comme «destructive» par les Palestiniens. La municipalité a accédé à la demande du mouvement d’extrême droite Ateret Cohanim de bâtir 200 logements réservés à des juifs sur un terrain qu’il possède à Abou Dis, qu’Israël a décidé le 15 mai de transférer au contrôle total de l’Autorité palestinienne, avant de reporter cette mesure, invoquant la flambée de violence dans les territoires palestiniens. Les Palestiniens ont immédiatement dénoncé cette décision comme une nouvelle mesure israélienne visant à bloquer le processus de paix avec les Palestiniens. «Ceci est absolument destructif pour le processus de paix. La décision de transférer Abou Dis a été gelée alors que celle de construire une colonie est sur la voie d’être appliquée. C’est de l’ironie», a dit le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat. «Il semble que seules les activités de colonisation et de confiscation des terres (palestiniennes) se concrétisent d’une manière rapide, significative et sans interruption», a ajouté M. Erakat. Pour sa part, le mouvement israélien pacifiste opposé à la politique de colonisation La paix maintenant, a organisé hier un rassemblement de protestation devant la municipalité de Jérusalem pour dénoncer comme «illégale» sa décision de construire un nouveau quartier juif dans la localité d’Abou Dis. La majeure partie de la localité était jusque-là située en zone B, où l’Autorité palestinienne exerce les pouvoirs civils, tandis que l’État hébreu reste en charge de la sécurité. Le transfert de trois villages, Abou Dis, el-Azarieh et Suwahara, a été décidé le 15 mai par le gouvernement israélien et la Knesset (Parlement) l’a aussitôt approuvé. Le Premier ministre Ehud Barak en a ensuite reporté l’application en raison de la vague de violence dans les territoires palestiniens. Le statut de Jérusalem, dont les Palestiniens revendiquent la partie orientale comme capitale de l’État qu’ils entendent proclamer cette année, est l’un des thèmes les plus épineux et les plus passionnels des négociations sur un règlement final du conflit.
La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé hier un projet controversé de construction d’un quartier juif dans le village d’Abou Dis, limitrophe du secteur arabe de la Ville sainte, une mesure immédiatement dénoncée comme «destructive» par les Palestiniens. La municipalité a accédé à la demande du mouvement d’extrême droite Ateret Cohanim de bâtir 200 logements réservés à des juifs sur un terrain qu’il possède à Abou Dis, qu’Israël a décidé le 15 mai de transférer au contrôle total de l’Autorité palestinienne, avant de reporter cette mesure, invoquant la flambée de violence dans les territoires palestiniens. Les Palestiniens ont immédiatement dénoncé cette décision comme une nouvelle mesure israélienne visant à bloquer le processus de paix avec les Palestiniens. «Ceci est absolument...