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Actualités - Chronologie

Cardiologie Un vaccin contre l'infarctus ?

Infarctus : la faute d’un virus ? La thèse qui paraît paradoxale, proche d’une plaisanterie, constitue pourtant une des pistes prometteuses de la recherche. Au point où des firmes pharmaceutiques s’escriment pour avoir la primeur. Un colloque a déjà eu lieu à ce sujet, organisé en 1998 par la fondation Marcel Mérieux et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), en France. En 1999, aux Journées européennes de cardiologie, une séance spéciale a été consacrée à cette nouvelle approche, compte tenu du fait que les accidents cardio-vasculaires sont les premières causes de mortalité et, parmi elles, l’athérosclérose occupe une des premières places. À cause de l’accumulation de graisses, la paroi artérielle s’épaissit et les plaques ainsi formées obstruent petit à petit les vaisseaux. Ce qui entraîne soit des anévrismes (dilatations localisées d’une artère) entraînant le risque de rupture, soit des accidents vasculaires cérébraux. Longtemps considérée comme une pathologie inhérente à la vie moderne, l’athérosclérose a sans doute également des origines infectieuses. C’est du moins l’hypothèse qui gagne de plus en plus du terrain. Chlamydia pneumonia et cytomégalovirus Deux bactéries sont suspectées être à l’origine de ces infarctus «infectieux» : la chlamydia pneumonia (coupable de bronchites et de pneumonies) et le cytomégalovirus, un virus de type herpétique. Cette hypothèse expliquerait le nombre élevé (20 % à 50 %) de patients devant se refaire opérer malgré la grande efficacité de cette méthode. Et ceci dans l’année, parfois, qui suit l’intervention initiale. Explication avancée : la présence d’un agent infectieux qui provoquerait de nouvelles obstructions. Des études entreprises à ce propos ont révélé que les porteurs de CMV, le virus de type herpès, présentaient un risque de rechute cinq fois supérieur à celui des non-porteurs de ce virus. Du coup, des équipes scientifiques dans divers endroits du monde se sont mises, dans des essais, à prévenir la récidive d’accidents par des traitements aux antibiotiques. Des résultats devraient être communiqués, en 2001, par deux vastes études américaines, portant sur plus de 7 000 sujets. Mais tous les spécialistes sont d’accord pour souligner que même si les résultats des travaux confirment la culpabilité infectieuse, «il serait prématuré, voire dangereux, de s’en remettre aux seuls antibiotiques».
Infarctus : la faute d’un virus ? La thèse qui paraît paradoxale, proche d’une plaisanterie, constitue pourtant une des pistes prometteuses de la recherche. Au point où des firmes pharmaceutiques s’escriment pour avoir la primeur. Un colloque a déjà eu lieu à ce sujet, organisé en 1998 par la fondation Marcel Mérieux et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), en France. En 1999, aux Journées européennes de cardiologie, une séance spéciale a été consacrée à cette nouvelle approche, compte tenu du fait que les accidents cardio-vasculaires sont les premières causes de mortalité et, parmi elles, l’athérosclérose occupe une des premières places. À cause de l’accumulation de graisses, la paroi artérielle s’épaissit et les plaques ainsi formées obstruent petit à petit les...