La Cour suprême d’Israël a rejeté l’appel d’un ex-agent du Mossad, condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir falsifié ses rapports sur la Syrie, a-t-on appris de source judiciaire. Yéhouda Gil, 64 ans, avait été condamné en mars 1999 pour falsification de documents dans l’intention de nuire à la sécurité de l’État, de «vol de documents» et de détournement de fonds. Il avait débuté sa carrière d’agent du Mossad, le service de renseignements, en 1970, selon les attendus dont une partie a été rendue publique jeudi. En 1974, il était entré en contact avec un officier supérieur de l’armée syrienne et avait été chargé de le maintenir. Au cours des années 90, il a commencé à fournir des «informations fausses» à ses supérieurs comprenant des ajouts personnels «inventés de toutes pièces» aux informations qu’il récoltait auprès de cet officier. «Ces informations qui étaient invérifiables sont parvenues telles quelles au Premier ministre, au ministre de la Défense et au chef d’état-major» note le tribunal. La cour estime qu’elles pouvaient «avoir des conséquences dangereuses vu qu’elles parvenaient à un moment de tension avec la Syrie». Selon la presse israélienne, ses rapports alarmistes, faisant croire que Damas préparait une attaque contre Israël, ont conduit à deux occasions à une forte tension dans les relations israélo-syriennes et auraient pu provoquer une guerre. Yéhouda Gil avait reçu 39 000 dollars censés rémunérer son informateur syrien qu’il était supposé rencontrer dans un café parisien. Ces sommes ont été retrouvées par les enquêteurs au domicile de M. Gil. M. Gil, qui était lié aux milieux de l’extrême droite juive, est en prison depuis novembre 1997. S’il bénéficie d’une remise d’un tiers de sa peine, il sortira dans les prochains mois de prison.
La Cour suprême d’Israël a rejeté l’appel d’un ex-agent du Mossad, condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir falsifié ses rapports sur la Syrie, a-t-on appris de source judiciaire. Yéhouda Gil, 64 ans, avait été condamné en mars 1999 pour falsification de documents dans l’intention de nuire à la sécurité de l’État, de «vol de documents» et de détournement de fonds. Il avait débuté sa carrière d’agent du Mossad, le service de renseignements, en 1970, selon les attendus dont une partie a été rendue publique jeudi. En 1974, il était entré en contact avec un officier supérieur de l’armée syrienne et avait été chargé de le maintenir. Au cours des années 90, il a commencé à fournir des «informations fausses» à ses supérieurs comprenant des ajouts personnels «inventés de toutes pièces»...
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