Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Barak sans majorité pour transférer Abou Dis à l'Autorité

Le Premier ministre israélien Ehud Barak est incapable de mobiliser une majorité pour le transfert aux Palestiniens de localités proches de Jérusalem comme Abou Dis, faute du soutien du parti ultraorthodoxe Shass, a indiqué la radio publique. Le chef politique du Shass, le ministre du Travail Eli Ishaï, s’est refusé, lors d’une rencontre jeudi soir avec M. Barak, à s’engager à soutenir une telle initiative. M. Ishaï a suggéré à M. Barak de reporter l’examen du transfert d’Abou Dis jusqu’à ce que le Shass ait obtenu plusieurs millions de dollars promis pour couvrir le déficit du budget du système éducatif du Shass. Selon la radio, le Shass ne veut pas donner l’impression d’avoir «vendu» son soutien sur Abou Dis en échange de crédits. Le dirigeant spirituel et fondateur du Shass, le rabbin Ovadia Yossef, devrait pour sa part consulter des rabbins ultraorthodoxes et des membres du Parti national religieux (5 députés). Cette dernière formation, qui sert de porte-voix aux colons dans la majorité, est hostile à la moindre concession sur Abou Dis et a annoncé son intention de quitter le gouvernement si M. Barak passait outre. Le ministre de la Justice Yossi Beilin a pour sa part exprimé l’espoir à la radio que «le Shass ne commettra pas l’erreur de se livrer à des petits jeux de politiciens à un moment historique pour le processus de paix». Considéré comme une «colombe» du Parti travailliste, M. Beilin a souligné que «si nous ne parvenons pas à un accord avec les Palestiniens, nous ne nous le pardonnerons pas». «Nous devons déployer de gros efforts pour arriver à un arrangement, et nos positions respectives ne sont d’ailleurs pas si éloignées les unes des autres», a assuré M. Beilin. M. Barak s’est également entretenu jeudi soir avec M. Tomi Lapid, chef du parti ultralaïc Shinouï (6 députés), qui est dans l’opposition, pour tenter de le convaincre de soutenir l’initiative sur Abou Dis. Mais, selon la radio, M. Lapid s’est refusé à prendre le moindre engagement. À la fin avril, M. Barak avait déjà dû reporter le transfert de Abou Dis et d’el-Azarieh, une autre localité proche de Jérusalem, faute d’une majorité, alors qu’il souhaitait faire un geste envers les Palestiniens pour favoriser la conclusion éventuelle d’un accord-cadre. Ces deux localités palestiniennes sont situées en secteur «B» de la Cisjordanie, où l’Autorité palestinienne exerce les pouvoirs civils et Israël la sécurité. L’opinion israélienne, de son côté, est partagée sur Abou Dis. Selon un sondage publié par le quotidien Maariv, 46 % des personnes interrogées sont contre un transfert, 43 % soutiennent en revanche cette idée et 11 % ne savent pas. Les Palestiniens veulent établir dans le secteur oriental de Jérusalem, occupé et annexé par Israël depuis 1967, la capitale de l’État indépendant qu’ils veulent créer. Israël considère en revanche l’ensemble de la Ville sainte comme sa capitale «éternelle et indivisible», ce que ne reconnaît pas la communauté internationale.
Le Premier ministre israélien Ehud Barak est incapable de mobiliser une majorité pour le transfert aux Palestiniens de localités proches de Jérusalem comme Abou Dis, faute du soutien du parti ultraorthodoxe Shass, a indiqué la radio publique. Le chef politique du Shass, le ministre du Travail Eli Ishaï, s’est refusé, lors d’une rencontre jeudi soir avec M. Barak, à s’engager à soutenir une telle initiative. M. Ishaï a suggéré à M. Barak de reporter l’examen du transfert d’Abou Dis jusqu’à ce que le Shass ait obtenu plusieurs millions de dollars promis pour couvrir le déficit du budget du système éducatif du Shass. Selon la radio, le Shass ne veut pas donner l’impression d’avoir «vendu» son soutien sur Abou Dis en échange de crédits. Le dirigeant spirituel et fondateur du Shass, le rabbin Ovadia...