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Actualités - Chronologie

Une manifestation sous haute surveillance

Filtrages dans les gares, contrôles en cascade et interpellation systématique des «perturbateurs» : l’édition 2000 du festival de Cannes sera placée sous haute surveillance après les incidents survenus l’an passé. La préfecture des Alpes-Maritimes et la SNCF ont notamment mis en place un dispositif censé prévenir le «déferlement» de «hordes» de jeunes sur la Croisette et dans les soirées organisées, souvent sur les plages, en marge de la manifestation. «L’an dernier, nous avons interpellé à Cannes une centaine de personnes. Il y a un phénomène de violence urbaine pendant le festival qui est assez nouveau», explique un haut responsable de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Nice, qui souhaite conserver l’anonymat. «Il s’agit principalement de jeunes qui viennent en train de Nice, Marseille et Toulon et cherchent à rentrer dans le palais ou dans des soirées privées. Nous avons été un peu surpris l’an dernier par ce phénomène», poursuit-il. Quatre compagnies de CRS (500 fonctionnaires au total) seront déployées dans la ville, épaulées par les 120 policiers du commissariat de Cannes et une centaine de policiers municipaux qui assureront un service d’îlotage 24 heures sur 24 aux abords du Palais des festivals. La sécurité sera également renforcée aux abords des plages ou lors des soirées privées, dont certaines avaient dégénéré l’an passé en bagarres. Filtrage De son côté, la SNCF, en liaison avec la préfecture, a mis en place un dispositif de filtrage en gare de Cannes destiné à «éviter les arrivées importunes». «Nous avons mis en place avec la police un dispositif en amont, au départ de certaines gares sensibles, comme Juan-Les-Pins, de façon à être plus réactif. L’an dernier, nous avions eu de sérieux problèmes avec des bandes qui ont cassé du matériel ou retenu des trains pour imposer leur départ gratuitement», explique Jean-Marie Viard, directeur départemental de la SNCF. Une quinzaine d’emplois-jeunes chargés de la «sécurisation» font également partie du plan auquel s’ajoutera, pour la première fois, une brigade de la surveillance générale (SUGE) constituée de six cheminots dotés de certains pouvoirs de police (le port de l’arme notamment), a-t-il précisé. «Nous accueillons plus de 10 000 voyageurs par jour en période de festival. Notre souci est de canaliser le flux dès l’ouverture de la gare», explique M. Viard. La population cannoise passe de 70 000 à 200 000 personnes pendant les onze jours de la manifestation, selon la mairie. Enfin, la sécurité au sein du Palais des festivals fera comme chaque année l’objet d’une surveillance importante. «Plus de 230 personnes surveilleront les entrées et filtreront les accès. Nous positionnerons 187 personnes aux abords des salles», indique René Borda, l’un des responsables de la sécurité du palais.
Filtrages dans les gares, contrôles en cascade et interpellation systématique des «perturbateurs» : l’édition 2000 du festival de Cannes sera placée sous haute surveillance après les incidents survenus l’an passé. La préfecture des Alpes-Maritimes et la SNCF ont notamment mis en place un dispositif censé prévenir le «déferlement» de «hordes» de jeunes sur la Croisette et dans les soirées organisées, souvent sur les plages, en marge de la manifestation. «L’an dernier, nous avons interpellé à Cannes une centaine de personnes. Il y a un phénomène de violence urbaine pendant le festival qui est assez nouveau», explique un haut responsable de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Nice, qui souhaite conserver l’anonymat. «Il s’agit principalement de jeunes qui viennent en train de...