Luc Besson, le réalisateur de Jeanne d’Arc et le producteur à succès de Taxi, qui préside cette année le jury du festival de Cannes, aime la France mais pas le fisc et déclare dans un entretien au Film français qu’il en a «franchement marre de payer 67% d’impôts». «Je n’ai pas l’intention de quitter mon pays» mais «si ça continue comme ça, amour ou pas, je partirai. Parce qu’il ne faut pas nous prendre pour des c… trop longtemps», déclare le réalisateur du Grand Bleu et du Cinquième élément dans le numéro spécial que publie l’hebdomadaire professionnel à l’occasion du festival. «À un moment donné, il faut reconnaître les artistes, les industriels, les financiers, tous les gens qui aiment la France et la font avancer. Tous ces gens-là sont sous-estimés par l’État (...). Je suis un petit exemple, je n’emploie que 1 000/1 500 personnes par an (...). On me fait des ponts d’or pour que je parte aux États-Unis, je reste ici. Je perds de l’argent tous les jours et j’ai pratiquement depuis six ans un contrôle fiscal en permanence». En tant que président du jury à Cannes, Luc Besson promet d’être «très attentif, très démocratique». Lui qui a eu à souffrir de la presse lors de la présentation du Grand Bleu à Cannes il y a plus de dix ans, affirme que pour les journalistes, «le jeu consiste à venir voir les films avec des couteaux et des lance-roquettes» et il stigmatise «l’intolérance des gens qui assassinent les films». «J’aimerais bien, dit-il, que ce premier festival du siècle soit placé sous le signe de la tolérance». Luc Besson, qui a deux sociétés de production aux États-Unis, précise qu’un «remake» américain de Taxi sera produit par la société Fox. Le réalisateur, qui a aussi construit des studios en Normandie, précise qu’il essaie de «faciliter l’évasion de talents américains vers l’Europe». «J’ai envie de créer une maison des artistes où les jeunes et les moins jeunes pourraient se croiser», dit-il. Refusant l’étiquette américaine, Luc Besson ne se considère pas comme «un enfant de Spielberg et de Lucas» mais comme «un enfant d’Annaud et de Beineix» (les deux Jean-Jacques). Après Taxi 2, qui a franchi le cap des neuf millions d’entrées, Luc Besson va sortir toujours sous sa casquette de producteur The Dancer, premier film de Fred Garson, le 21 juin et Exit d’Olivier Mégaton le 12 juillet. Le tournage de deux films qu’il produit démarrera cet été : Yamakasi, premier film de Julien Seri, et 15 août de Patrick Alessandrin.
Luc Besson, le réalisateur de Jeanne d’Arc et le producteur à succès de Taxi, qui préside cette année le jury du festival de Cannes, aime la France mais pas le fisc et déclare dans un entretien au Film français qu’il en a «franchement marre de payer 67% d’impôts». «Je n’ai pas l’intention de quitter mon pays» mais «si ça continue comme ça, amour ou pas, je partirai. Parce qu’il ne faut pas nous prendre pour des c… trop longtemps», déclare le réalisateur du Grand Bleu et du Cinquième élément dans le numéro spécial que publie l’hebdomadaire professionnel à l’occasion du festival. «À un moment donné, il faut reconnaître les artistes, les industriels, les financiers, tous les gens qui aiment la France et la font avancer. Tous ces gens-là sont sous-estimés par l’État (...). Je suis un petit...
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