La flotte de la transat Ag2r Lorient-St-Barthelemy progressait toujours mercredi à un rythme de tortue, poussée par des vents très faibles et instables. Les leaders, Karine Fauconnier et Lionel Lemonchois sur Sergio Tacchini Itineris, n’ont parcouru que 64 milles (117 kilomètres) pendant les dernières 24 heures et en ont encore 836 (1 530 km) à parcourir jusqu’à l’arrivée au port de Gustavia à St-Barthelemy. L’équipage mixte est toujours talonné par la paire bretonne formée par Gildas Morvan et Bertrand de Broc, sur Cercle Vert, qui pointent à 3 milles. Ces derniers naviguent à vue des vainqueurs de la première étape à Madère. Mais Pascal Bidegorry et Jérémie Beyou, sur Volkswagen Castrol, n’ont pas été repérés mercredi matin par le satellite et ne sont donc pas classés. L’avantage reste dans le camp des «nordistes», qui ont choisi la route Nord et continuent de creuser l’écart sur le reste de la flotte. La partie n’est pourtant pas encore gagnée pour eux. Le vent a tourné au sud-est mais ne souffle toujours qu’à deux nœuds. «C’est la pétole! (ndlr : absence de vent). C’est une situation un peu dangereuse. Nous allons voir ce qui va se passer dans les prochaines 24 heures. J’espère que nos petits camarades du sud vivent les mêmes caprices d’Éole. Il faut rester optimiste», commente Lionel Lemonchois. Cette cinquième édition de la transat en double traîne en longueur, ce qui contraint les équipages à se rationner en eau et en nourriture. «Nous faisons surtout attention à l’eau car la journée il fait très, très chaud, 30-35°C. C’est le cagnard et à bord il n’y a pas beaucoup d’ombre. Hier, j’ai frôlé l’insolation», raconte Christophe Lebas sur Lissac Opticien. À bord de Jacques Vabre, c’est la guerre des nerfs pour Franck Proffit et Damian Foxall qui, bloqués dans une zone de calme, ont chuté au classement et pointent désormais en 17e position, à 129 milles des premiers. «Mentalement, c’est dur ! Tu n’arrives pas à dormir car à chaque mouvement, tu veux savoir si le bateau repart, et cette situation d’attente ronge vraiment», analyse Franck Proffit. «Il y a encore des coups à jouer d’ici à deux jours car la situation météorologique sur la zone est complexe. Il faut passer à tout prix car nous allons retrouver les alizés, alors ce sera une course de petits chevaux, il faut jouer nos dernières cartes maintenant», ajoute-t-il. À ce rythme-là, l’arrivée des premiers n’est prévue que lundi 15 mai.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La flotte de la transat Ag2r Lorient-St-Barthelemy progressait toujours mercredi à un rythme de tortue, poussée par des vents très faibles et instables. Les leaders, Karine Fauconnier et Lionel Lemonchois sur Sergio Tacchini Itineris, n’ont parcouru que 64 milles (117 kilomètres) pendant les dernières 24 heures et en ont encore 836 (1 530 km) à parcourir jusqu’à l’arrivée au port de Gustavia à St-Barthelemy. L’équipage mixte est toujours talonné par la paire bretonne formée par Gildas Morvan et Bertrand de Broc, sur Cercle Vert, qui pointent à 3 milles. Ces derniers naviguent à vue des vainqueurs de la première étape à Madère. Mais Pascal Bidegorry et Jérémie Beyou, sur Volkswagen Castrol, n’ont pas été repérés mercredi matin par le satellite et ne sont donc pas classés. L’avantage reste dans le camp...