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Actualités - Chronologie

La France trace un parcours entre technologies et traditions

Vu de l’extérieur, le pavillon français de l’Exposition universelle a tout le charme d’une grosse brique de charbon. Mais l’intérieur offre un parcours séduisant dans le monde des technologies et des traditions françaises. «Il s’agit d’être brillant» annonce le Commissaire général adjoint du pavillon français, Jean-Baptiste Marvaud. «À Lisbonne, la France avait été un bon élève. Il faut faire mieux. L’Allemagne est notre principal partenaire commercial». La chaîne de magasins sportifs Décathlon, qui a financé la construction du bâtiment et en fera un magasin après l’Expo de Hanovre, semble ne s’être guère encombrée de considérations architecturales. Mais la façade nord, devant le pavillon allemand, parvient tout de même à capter l’attention. On y trouve 25 séquences animées d’un homme qui marche, une œuvre inspirée des travaux du Français Etienne Jules Marey, auteur de la première décomposition du mouvement en 1889. Le temple français attend 40 000 visiteurs quotidiens, soit six millions de juin à octobre, contre un million à Séville et 600 000 à Lisbonne, indique M. Marvaud. Deux espaces thématiques, étalés sur 8 000 m2, font de l’édifice français le deuxième plus grand pavillon national après celui de l’Allemagne. D’abord, la zone «nuit», aux accents technologiques, dite Laboratoire de France. Puis la zone «jour» ou Carrefour de France, qui s’attarde sur la mode avec un créateur par région et sur la gastronomie française, avec trois restaurants (rôtisserie, bar à vins et luxe). «Tout le pavillon a été conçu par des professionnels du cinéma, avec du visuel et peu de textes, car les gens ne sont pas venus pour lire», explique Jean-Baptiste Marvaud. «Le but est de les perturber, en jouant sur les impressions grâce à des effets de lumière, de sons et de température». À l’entrée, un espace confiné doit «rendre presque claustrophobe» pour mieux apprécier, par contraste, la présentation du premier travelling de l’histoire. Les frères Lumière l’avaient tourné en 1889 du haut de la Tour Eiffel, clou de l’Exposition universelle de Paris. Puis c’est le saut dans l’espace. Ambiance bleu nuit, maquettes suspendues de satellites, reproduction grandeur nature d’un module de la future station orbitale internationale. Et l’illusion de voir la Terre à 350 kilomètres, air froid pulsé en prime, «parce que dans l’espace, on doit avoir froid». La suite est une incursion dans les entrailles terrestres, avec volcans d’Auvergne, coulées de lave sous forme de néons et plaques tectoniques, «des domaines où il y a une vraie compétence française». Une séquence sur l’homme et les machines fait découvrir la première greffe de la main, «performance française», et le robot bipède récemment conçu par les chercheurs de l’INRIA à Grenoble, «capable d’aller réparer les réacteurs de Tchernobyl». Pied de nez à l’Allemagne, pays de l’automobile-reine, la présentation de la «Jamais contente» tout électrique conçue par Peugeot à la fin du XIXe siècle rappellera que le concept est français. «On veut montrer que la France est un pays de sciences, qu’elle n’est pas que plages de sable, bérets basques et bretons, et arts culinaires», insiste M. Marvaud. Image oblige, cinq cents pieds de vigne ont quand même été plantés devant le pavillon et seront vendangés. «La présence française aura coûté 200 millions de francs (environ 30 milions d’euros), se réjouit Jean-Baptiste Marvaud : c’est cinq fois moins que le pavillon allemand».
Vu de l’extérieur, le pavillon français de l’Exposition universelle a tout le charme d’une grosse brique de charbon. Mais l’intérieur offre un parcours séduisant dans le monde des technologies et des traditions françaises. «Il s’agit d’être brillant» annonce le Commissaire général adjoint du pavillon français, Jean-Baptiste Marvaud. «À Lisbonne, la France avait été un bon élève. Il faut faire mieux. L’Allemagne est notre principal partenaire commercial». La chaîne de magasins sportifs Décathlon, qui a financé la construction du bâtiment et en fera un magasin après l’Expo de Hanovre, semble ne s’être guère encombrée de considérations architecturales. Mais la façade nord, devant le pavillon allemand, parvient tout de même à capter l’attention. On y trouve 25 séquences animées d’un homme...