Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La "Guerre des ânes"

Les ânes, autrefois de grande valeur commerciale et l’une des richesses du nord-est du Brésil, la région la plus pauvre du pays, sont aujourd’hui rejetés et abandonnés par leurs maîtres, et leur surpopulation provoque une véritable «guerre» entre les États. Les maires des communes du «Sertao» (zone semi-aride) des États de Ceara, Paraiba et Rio Grande do Norte font capturer les animaux qui traînent en grand nombre dans leur région et les fond reconduire dans l’État voisin. Ils s’accusent mutuellement de se débarrasser des bêtes. Toutefois, personne ne les tue car dans le nord-est ils sont presque aussi sacrés que les vaches en Inde. Les ânes sont devenus indésirables car ils provoquent des accidents de la route – cinq personnes sont mortes cette année victimes d’accidents provoqués par des baudets –, envahissent les villes et broutent le peu d’herbe qui pousse dans cette région semi-aride. Le maire de Cajazeiras (à 460 km de Joao Pessoa, capitale de l’État de la Paraiba), Epitacio Rolim, a affirmé au quotidien Diario de Pernambuco «avoir recueilli 500 baudets en deux ans et les avoir lâchés sur des terres en friches à Ipaumirim», commune du Ceara à la frontière de son État. Selon M. Rolim, les ânes venaient de l’État de Rio Grande do Norte et de diverses communes de la Paraiba. Il y a deux mois, M. Rolim a offert 1 dollar par âne capturé et conduit dans une écurie de la mairie : les 80 ânes rassemblés ont été relâchés à 40 km de là, dans l’État voisin. Le maire de Sao Joao do Rio do Peixe (Paraiba), José Dantas, a quant à lui confié que les ânes étaient envoyés à Triunfo, à la frontière du Ceara. Dans la région du Cariri (sud de la Paraiba), le maire de Boa Vista, Edvan Leite, a embauché des cow-boys qui attrapent les animaux au lasso et perçoivent 1,5 dollar pour chaque bête capturée. Ensuite, un camion de la mairie les abandonne à la frontière avec le Ceara ou le Rio Grande do Norte. En deux mois, 80 ânes ont subi ce sort. Mais malgré la famine qui règne dans la région en raison de la sécheresse endémique, les habitants du «Nordeste» n’ont pas l’habitude de manger de la viande d’âne. Au Brésil, on ne mange pas de viande de cheval non plus.
Les ânes, autrefois de grande valeur commerciale et l’une des richesses du nord-est du Brésil, la région la plus pauvre du pays, sont aujourd’hui rejetés et abandonnés par leurs maîtres, et leur surpopulation provoque une véritable «guerre» entre les États. Les maires des communes du «Sertao» (zone semi-aride) des États de Ceara, Paraiba et Rio Grande do Norte font capturer les animaux qui traînent en grand nombre dans leur région et les fond reconduire dans l’État voisin. Ils s’accusent mutuellement de se débarrasser des bêtes. Toutefois, personne ne les tue car dans le nord-est ils sont presque aussi sacrés que les vaches en Inde. Les ânes sont devenus indésirables car ils provoquent des accidents de la route – cinq personnes sont mortes cette année victimes d’accidents provoqués par des baudets –,...