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Actualités - Chronologie

Formule 1 L'accident raconté par David Coulthard

David Coulthard (McLaren-Mercedes) a fait le récit de l’accident d’avion, dont il est sorti indemne mardi à Lyon, jeudi à Barcelone, où le pilote participera au Grand Prix d’Espagne de Formule 1, cette fin de semaine. Avant de lire un communiqué, David Coulthard s’était simplement permis un petit aparté avec Ralf Schumacher, présent à son côté en salle de conférence. Le pilote écossais avait alors le sourire, avant de prendre un visage sérieux, de circonstance, pour narrer l’accident. Impassible, sans manifester la moindre émotion. «J’ai écrit quelques mots que je voudrais vous lire. Je souhaite exprimer ma plus profonde sympathie à la famille des deux pilotes, David Saunders et Dan Worley, qui se sont comportés avec un professionnalisme irréprochable durant tout le vol», disait Coulthard en préambule. Le pilote écossais faisait ensuite l’historique du vol. «Le Lear-Jet 35 est un appareil dont je suis familier bien que ce soit ni l’avion, ni l’équipage auxquels j’avais habituellement recours, indiquait-il. Nous avions quitté Farmborough pour rentrer à Monaco. C’était un vol normal et puis le copilote est venu nous dire qu’il y avait un problème moteur et que nous devions faire un atterrissage d’urgence à Lyon». « Rien que je puisse faire » «Nous avons ainsi eu tout le temps de nous préparer à la position adéquate, poursuivait Coulthard. En atterrisssant, un réservoir d’aile s’est rompu et il y a eu un début d’incendie sur le côté droit. La partie avant du cokcpit s’est brisée sous l’impact, s’est désolidarisée de la carlingue, et nous avons réalisé que la seule issue était cette partie avant». «Cette dernière était à quelques pieds du sol. Andy (préparateur physique) a montré la voie à travers les débris, je l’ai suivi. Ainsi nous avons pu tous les deux aider Heidi (fiancée de Coulthard). Je suis ensuite retourné à l’avion pour voir si je pouvais faire quelque chose pour les pilotes mais il n’y avait rien que je puisse faire». «En moins d’une minute, les secours sont arrivés et je dois les remercier pour leur promptitude. Nous avons été transportés à l’hôpital et en sommes sortis moins de deux heures après avec des coupures et des contusions légères». «Je conçois que cet évènement intéresse les médias et le public. Toutefois je voudrais vous demander de respecter l’intimité de Heidi et de Andy ce week-end et de comprendre que j’ai des obligations professionnelles pour gagner ce Grand Prix. Que je me bats pour le championnat du monde». «Nous continuons à aider les autorités françaises dans leur enquête et ainsi il serait inconvenant de ma part de faire d’autres commentaires sur l’accident. Je vous remercie et espérons que nous aurons un Grand Prix sans problème», concluait le pilote écossais. Pas de question, Coulthard quittait aussitôt la salle de conférence du circuit de Catalunya pour se rendre au motor-home McLaren-Mercedes. Afin de faire la même déclaration aux télévisions. Les malheurs de Rubens Barrichello Rubens Barrichello (Ferrari) aurait pu aborder le Grand Prix d’Espagne, cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1, cette fin de semaine à Barcelone, dans l’ombre de son coéquipier Michael Schumacher. Quand il refait ses comptes, le Brésilien se dit en effet qu’il devrait compter vingt-cinq points au compteur, à quelques longueurs seulement du pilote allemand dans la course au titre mondial, avec une victoire à son actif. Au lieu de cela, Barrichello reste bloqué à neuf points, par la faute de défaillances du circuit hydraulique haute pression de son moteur. Au Brésil, ce problème l’a empêché d’obtenir une deuxième place. A Silverstone il y a quinze jours, la même panne a privé le pilote Ferrari d’un succès. Le premier de sa carrière. «J’ai perdu là une grande chance de gagner un Grand Prix, regrette Barrichello. Je suis très déçu que les problèmes de fiabilité aient à chaque fois affecté ma voiture mais j’ai la certitude que ce n’est qu’une coïncidence». La déception du Brésilien est d’autant plus grande qu’il sait que sa position de pilote «1 bis» au sein de la Scuderia ne tient qu’à un fil. Que si son retard sur Michael Schumacher au championnat dépasse les vingt points au Grand Prix du Canada à Montréal à la mi-juin, il devra se résoudre à devenir un fidèle lieutenant du pilote allemand. Il espère la pluie Se mettre au service de Schumacher, effectuer moins d’essais privés, tel serait alors le lot de Rubens Barrichello. La fin de l’égalité de traitement, et donc du rêve. D’où un certain abattement du pilote depuis Silverstone. D’autant que Rubinho n’a jamais vraiment brillé en Espagne. Un circuit qu’il connaît pourtant très bien. «Je me sens bien sur ce tracé et je suis impatient d’y courir au volant de la Ferrari, dit Barrichello. Il y a plusieurs virages rapides où l’aérodynamique joue un rôle important. Ce circuit est aussi très dur physiquement. Le vent est un autre facteur essentiel. Il peut souvent changer de direction et poser ainsi un problème au niveau de l’équilibre de la voiture». Le Brésilien semble cependant convaincu qu’il sera très difficile de battre Michael Schumacher en Espagne. À moins que... «Je compte sur la pluie, espère Barrichello. Sous la pluie, je suis en effet certain de pouvoir battre Michael». Le Brésilien a en effet déjà eu l’occasion de multiplier les exploits par mauvais temps. Mais si la pluie est annoncée sur le circuit de Catalunya par la météo locale, elle ne l’est que pour samedi, les qualifications. Les organisateurs de Silverstone convoqués devant le Conseil mondial La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a décidé de convoquer les organisateurs du Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1 devant le Conseil mondial du 21 juin à Varsovie, a annoncé la FIA jeudi dans un communiqué. Cette convocation des responsables du circuit de Silverstone fait suite aux rapports de l’observateur de la FIA concernant des incidents survenus samedi 22 avril lors des essais qualificatifs et dimanche 23 avril en course. Il semble en effet, selon des sources bien informées, que les commissaires de l’épreuve britannique aient commis de nombreuses erreurs dans la présentation aux pilotes des drapeaux jaunes (attention danger, ralentir) et bleus (un concurrent plus rapide est derrière vous, facilitez lui le passage). Ils auraient également laissé des voitures entrer en piste avant l’ouverture de celle-ci par le directeur de course. La FIA insiste aussi sur la façon dont a été traité le public le dimanche matin de la course, les organisateurs ayant refusé d’ouvrir les portes du circuit avant 06h00 du matin alors qu’il y avait déjà 11 km de queue sur la route menant à Silverstone. Les organisateurs britanniques, qui seront auditionnés le 21 juin par le Conseil mondial, risquent une sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion du Grand Prix de Grande-Bretagne du calendrier du championnat du monde 2001.
David Coulthard (McLaren-Mercedes) a fait le récit de l’accident d’avion, dont il est sorti indemne mardi à Lyon, jeudi à Barcelone, où le pilote participera au Grand Prix d’Espagne de Formule 1, cette fin de semaine. Avant de lire un communiqué, David Coulthard s’était simplement permis un petit aparté avec Ralf Schumacher, présent à son côté en salle de conférence. Le pilote écossais avait alors le sourire, avant de prendre un visage sérieux, de circonstance, pour narrer l’accident. Impassible, sans manifester la moindre émotion. «J’ai écrit quelques mots que je voudrais vous lire. Je souhaite exprimer ma plus profonde sympathie à la famille des deux pilotes, David Saunders et Dan Worley, qui se sont comportés avec un professionnalisme irréprochable durant tout le vol», disait Coulthard en préambule....