La circulation et la diffusion des films – surtout américains – font parfois l’objet d’une sorte de boycott qui en arrive à ressembler à une interdiction non déclarée. Les films en question sont exportés, certes, mais plus que discrètement, généralement avec du retard et sans la promotion normalement requise. Comme si l’on voulait gêner leur carrière, éviter un succès qui aurait été sans doute «gênant». Pour qui? Autant donner quelques exemples. En 1977, Robert Aldrich réalise (en Allemagne?) Twilight’s Last Gleaming, avec Burt Lancaster et Richard Widmark. Des officiers américains investissent une base US de missiles nucléaires pour faire pression sur les décideurs de la politique étrangère de leur pays... Le film – très intéressant et bien fait – passe inaperçu (on a pu le voir au Liban!). En 90, c’est Air America, de Roger Spottiswoode (avec Mel Gibson), qui dénonce le trafic de drogue effectué au Vietnam par la CIA grâce à des avions militaires... américains! Ici encore, rien n’est fait pour favoriser la carrière du film (également sorti chez nous). Au rayon politique intérieure des États-Unis, on sait les mésaventures récentes du film de (et avec) Warren Beatty, Bulworth. En attente depuis 98, il a fini par sortir: au Liban en décembre 99, en France tout dernièrement. Que s’est-il donc passé avec ces trois films? Une autocensure des studios concernés? Des consignes mystérieusement planifiées entre grands patrons des «majors» et hauts responsables de l’Administration US? Allez savoir... Le cas de Three Kings, de David O. Russell (en France: Les rois du désert), est particulier. La firme distributrice (Warner Bros) a préféré ne pas l’importer au Proche-Orient, pour cause de sujet «sensible». Dommage: pour une fois que le cinéma américain portait un regard «différent» sur la guerre du Golfe... Une erreur. Enfin, côté commerce, que penser de la sortie (proche) du bon film de Clint Eastwood, True Crime, privé de toute promotion? Ni sexe, ni violence, ni politique... Alors? Mystère...
La circulation et la diffusion des films – surtout américains – font parfois l’objet d’une sorte de boycott qui en arrive à ressembler à une interdiction non déclarée. Les films en question sont exportés, certes, mais plus que discrètement, généralement avec du retard et sans la promotion normalement requise. Comme si l’on voulait gêner leur carrière, éviter un succès qui aurait été sans doute «gênant». Pour qui? Autant donner quelques exemples. En 1977, Robert Aldrich réalise (en Allemagne?) Twilight’s Last Gleaming, avec Burt Lancaster et Richard Widmark. Des officiers américains investissent une base US de missiles nucléaires pour faire pression sur les décideurs de la politique étrangère de leur pays... Le film – très intéressant et bien fait – passe inaperçu (on a pu le voir au Liban!). En...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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