Eric Drouglazet et Sébastien Josse (Créaline et Carven) se sont replacés dans la course et ont pris la tête de la transat AG2R entre Lorient et Saint-Barthélémy (Antilles françaises) avec l’équipage leader, Karine Fauconnier-Lionel Lemonchois (Sergio Tacchini-Itinéris). Les dix équipages de tête se tiennent dans un mouchoir de poche, à 2019 milles (3 753 km) de l’arrivée pour les premiers et 2 033 (3 773 km) pour les dixièmes. «On a bien bossé cette nuit, on s’est donné à fond sous les grains», s’est félicité Drouglazet en commentant sa première place. «Je suis d’autant plus content que l’on a recollé au peloton de tête à la régulière, uniquement sur le boulot de vitesse et de trajectoire», a-t-il poursuivi. Les bateaux ont subi des coups de vent sous des grains de 30 nœuds (50km/h) et une mer agitée, loin des alizés annoncés. «C’est uniformément gris, on se croirait dans le grand sud», a déclaré Sydney Gavignet (Yprema), co-équipier d’Isabelle Autissier et 13e de la course, à 14 milles des deux coleaders. «En beaucoup moins dur, cela ressemble quand même terriblement à la première étape», a renchéri pour sa part Damien Grimont (Force bureautique). L’option sud retenue par l’équipage Philippe Poupon et Florence Arthaud (Fleury-Michon) ne leur permettait toujours pas de reprendre l’avantage. À la 17e place, les deux vainqueurs de la Route du Rhum comptaient 43 milles de retard sur les bateaux de tête. Les 31 équipages toujours en route pour Saint-Barthélémy ont failli perdre l’un des leurs dans la nuit de lundi à mardi. SOS enfance en danger a fait demi-tour en raison d’un étai cassé mais, ayant réussi à réparer en mer, l’équipage a finalement repris la course vers les Antilles. Les premiers bateaux sont toujours attendus à Saint-Barth le samedi 13 mai. The Race : le virtuel se concrétise La course à la voile autour du monde sans escale et en équipage, qui partira le 31 décembre de Barcelone (Espagne), et dont l’idée fut lancée, il y a bientôt quatre ans, par le navigateur français Bruno Peyron, passe, à son rythme, du virtuel au concret. Les organisateurs ont finalisé le prologue avec Monaco et ils sont sur le point de conclure l’arrivée de la course à Marseille, où le vainqueur recevra 1 million de dollars (1,1 million d’euros). Mercredi matin, au trio de partenaires de départ (Mission 2000, Disneyland et France Télécom) ses responsables, Bruno Peyron et Laurent George, coprésidents de The Race, ont présenté les dernières avancées de l’organisation, qui la font entrer dans les produits dérivés gérés par Sony Music Licensing, par le biais des licences d’exploitation à six sociétés (cinq françaises et une anglaise). Ces sociétés sont B’Prime Parfums (eau de toilette homme et eau de parfum femme), Arthus Bertrand (objets métalliques épinglettes, porte-clés, etc.), ESPAS (sacs et bagages), Holiprom (vêtements textiles adultes et enfants), Aventure Diffusion (chaussures, bottes, etc.), et une société anglaise, Securis, en charge de l’authentification des produits licenciés par un hologramme de sa conception. Dans les huit mois à venir, d’autres sociétés les rejoindront. De l’idée aux bateaux Partie d’une idée, bâtie sur du vent sur le plan purement sportif, The Race se concrétise. À commencer par les bateaux. Les voiliers n’existaient que dans les imaginations; maintenant, un à un, ces multicoques sortent des chantiers. Play Station (catamaran de 32,50 mètres), de l’homme d’affaires américain Steve Fossett, et Team Philips (catamaran de 36,50 m) du Britannique Pete Goss, sont déjà à la mer. Le 8 mai, Club Méditerranée (catamaran de 33,50 m), qui sera commandé par le Néo-Zélandais Grant Dalton, sera officiellement lancé à Vannes. Il sera suivi par deux bateaux frères, Code 1, dont le nom de l’armateur est actuellement confidentiel, sera mis à l’eau en juillet, et Team Adventure, de l’Américain Cam Lewis, en septembre. En juillet sera lancé Rave (trimaran de 38 m), de l’Américain Earl Edwards. À cette flotte, il convient aussi d’ajouter Pol Pharma (catamaran de 27 mètres) du Polonais Roman Paszke et Millénium Challenge (catamaran de 36 m) du Britannique Tony Bullimore, qui sont respectivement l’ex-Explorer de Bruno Peyron et l’ex-ENZA de Néo-Zélandais sir Peter Blake, tous deux anciens détenteurs du trophée Jules Verne. Il y aura enfin Solo 100 (catamaran de 23 m), du Néerlandais Henk de Velde. Fait exceptionnel, sur un budget total de 150 millions de francs (22,87 millions d’euros), 42 à 43 % de cette somme iront à la communication. Les organisateurs ont pris directement les rênes de la production car ils veulent que les terriens profitent au maximum du spectacle de cette course «qui fera entrer la voile hauturière dans le troisième millénaire». Avec France Télécom, des outils de compressions numériques sont actuellement développés pour que chaque bateau, qui embarquera quatre caméras, puisse envoyer six à dix minutes d’images et de sons par jour. Autre objectif, de The Race et France Telecom : 400 millions de connexions Internet.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Eric Drouglazet et Sébastien Josse (Créaline et Carven) se sont replacés dans la course et ont pris la tête de la transat AG2R entre Lorient et Saint-Barthélémy (Antilles françaises) avec l’équipage leader, Karine Fauconnier-Lionel Lemonchois (Sergio Tacchini-Itinéris). Les dix équipages de tête se tiennent dans un mouchoir de poche, à 2019 milles (3 753 km) de l’arrivée pour les premiers et 2 033 (3 773 km) pour les dixièmes. «On a bien bossé cette nuit, on s’est donné à fond sous les grains», s’est félicité Drouglazet en commentant sa première place. «Je suis d’autant plus content que l’on a recollé au peloton de tête à la régulière, uniquement sur le boulot de vitesse et de trajectoire», a-t-il poursuivi. Les bateaux ont subi des coups de vent sous des grains de 30 nœuds (50km/h) et une mer...