Baptisé diète protéinée ou «jeûne protéïque», un régime, qui agit directement sur la masse grasse du corps en préservant les organes vitaux et les muscles, fait actuellement fureur en Europe. «Tout Paris fond dans l’euphorie», titrait récemment «Vogue»... Ce régime pourtant ne date pas d’aujourd’hui et même pas d’hier. Il y a une quarantaine d’années, dans les années 60, le professeur Apfelbaum menait ses premières expériences sur des volontaires obèses. Véritable épreuve, nécessitant parfois une hospitalisation et impliquant une alimentation proche du calvaire à base de bouillies très peu appétissantes, le sujet finissait par perdre les kilos supplémentaires. À l’époque, en effet, le traitement des protéïnes, base essentielle de cette cure, n’était pas encore ce qu’il est devenu aujourd’hui. Les Américains, aux alentours des années 70, dans l’intention de commercialiser une formule incontestablement efficace, se sont mis à étudier les moyens de la rendre plus tentante. Les abus de consommation qui ont suivi n’ont pas été sans faire des victimes, obligeant les autorités compétentes de mettre au point une législation très sévère concernant les régimes à base de protéïnes, en commençant par la composition des poudres mises en vente, de manière à exclure toute falsification ou altération des protéïnes proposées. De surcroît, l’adjonction d’acides aminés, afin d’éviter toute carence, fut obligatoire. Dix kilos en huit semaines Aujourd’hui, riche de toutes ces garanties, le régime protéiné alimente un marché plus que florissant. Les laboratoires internationaux, de plus en plus nombreux, se précipitent sur ce secteur de plus en plus lucratif. Que pensent les médecins? Tout risque étant actuellement écarté, il faudrait savoir que seules les protéïnes ne font pas maigrir. Mais les produits actuels assurent à un individu mis à la diète un indispensable apport en protéïnes et en acides aminés, complété par du calcium, des minéraux et des vitamines. En lui-même, le régime n’a rien de miraculeux. Comme toute autre cure d’amaigrissement, il limite les apports en les selectionnant et assure au corps l’indispensable. Mais ses résultats sont effectivement spectaculaires. On oublie ainsi que le régime est beaucoup plus astreignant qu’on ne le pense. Sans compter les frais des consultations médicales, les analyses, les compléments médicaux et le prix des sachets!
Baptisé diète protéinée ou «jeûne protéïque», un régime, qui agit directement sur la masse grasse du corps en préservant les organes vitaux et les muscles, fait actuellement fureur en Europe. «Tout Paris fond dans l’euphorie», titrait récemment «Vogue»... Ce régime pourtant ne date pas d’aujourd’hui et même pas d’hier. Il y a une quarantaine d’années, dans les années 60, le professeur Apfelbaum menait ses premières expériences sur des volontaires obèses. Véritable épreuve, nécessitant parfois une hospitalisation et impliquant une alimentation proche du calvaire à base de bouillies très peu appétissantes, le sujet finissait par perdre les kilos supplémentaires. À l’époque, en effet, le traitement des protéïnes, base essentielle de cette cure, n’était pas encore ce qu’il est devenu...
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