Télécommunications Alcatel s'allie à Fujitsu dans la troisième génération mobile
le 03 mai 2000 à 00h00
L’équipementier français Alcatel met les bouchées doubles dans le développement des infrastructures de troisième génération mobile avec un accord stratégique annoncé hier avec le groupe japonais Fujitsu. Fujitsu, choisi l’an dernier comme fournisseur attitré de l’opérateur mobile japonais DoCoMo avec son concurrent NEC, a «neuf mois à un an d’avance» dans la troisième génération mobile, a souligné hier matin Gérard Dega, président de l’activité radio communications d’Alcatel lors d’une conférence de presse. «L’accord conclu la semaine dernière propulse Alcatel en pointe dans le développement de la troisième génération mobile», a souligné le PDG d’Alcatel Serge Tchuruk. Alcatel et Fujitsu créent une société commune, contrôlée à 66 % par Alcatel et à 34 % par Fujitsu, pour le développement et la production de systèmes de réseaux mobiles, c’est-à-dire la partie infrastructures radio du réseau (les téléphones eux-mêmes ne font pas partie de l’accord). Les alliances permettent aux constructeurs d’aller plus vite et de partager les coûts élevés de développement de la «troisième génération», qui permettra d’accéder rapidement à Internet et à des images animées à partir de l’écran du téléphone portable. NEC s’est allié à l’allemand Siemens, le canadien Nortel travaille avec Panasonic, et Alcatel avait lui-même noué une précédente alliance avec Motorola, aujourd’hui réduite à la livraison de matériels. Alcatel va apporter à la société commune ses activités d’infrastructures mobiles GSM (la «deuxième génération» européenne), soit 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La société comptera 2 000 chercheurs, répartis entre la France, la Belgique, l’Allemagne et le Japon. Les produits seront vendus par Alcatel en Europe et par Fujitsu au Japon. Les deux partenaires seront concurrents sur le marché chinois. Alcatel estime le marché de la troisième génération mobile à 1 milliard d’euros en 2001, entre 5 et 6 milliards d’euros en 2002 et 12 à 13 milliards en 2003. Le groupe français compte capter 20 % de ce marché, concentré au démarrage sur l’Europe et le Japon, les États-Unis étant plutôt en retard dans la téléphonie mobile. «Alcatel avait un peu raté la deuxième génération, nous ne voulions pas qu’il en soit de même pour la troisième», a souligné Gérard Dega. Alcatel avait même un temps envisagé la cession de son activité d’infrastructure mobile, avant de la placer dans les priorités du groupe, alors que la mobilité devient un enjeu de premier plan pour les télécommunications.
L’équipementier français Alcatel met les bouchées doubles dans le développement des infrastructures de troisième génération mobile avec un accord stratégique annoncé hier avec le groupe japonais Fujitsu. Fujitsu, choisi l’an dernier comme fournisseur attitré de l’opérateur mobile japonais DoCoMo avec son concurrent NEC, a «neuf mois à un an d’avance» dans la troisième génération mobile, a souligné hier matin Gérard Dega, président de l’activité radio communications d’Alcatel lors d’une conférence de presse. «L’accord conclu la semaine dernière propulse Alcatel en pointe dans le développement de la troisième génération mobile», a souligné le PDG d’Alcatel Serge Tchuruk. Alcatel et Fujitsu créent une société commune, contrôlée à 66 % par Alcatel et à 34 % par Fujitsu, pour le...
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