On n’a pas oublié la récente polémique, très «hexagonale», qui a opposé les gens de cinéma (réalisateurs en tête) et les représentants de la critique spécialisée en la matière. On ferait mieux de se préoccuper, à Paris , d’un autre aspect de la question, autrement plus important (au niveau de l’éthique). À savoir l’intrusion de considérations d’ordre politique dans l’appréciation du travail de nombreux cinéastes. L’actualité locale nous fournit, à ce niveau, un exemple particulièrement significatif. En effet, nous présentons (ci-contre) le film français de Régis Wargnier, Est-Ouest, qui sort aujourd’hui même à Beyrouth. Un film dont l’intrigue se situe dans l’Urss de 1946, alors que de nombreux «retournants», attirés par le «pardon» et les promesses de Staline, avaient décidé de regagner la patrie «perdue». Avec les suites terribles que l’on sait... Il s’agit là d’évènements connus, «historiques» et tristement vérifiés, que personne ne songerait à mettre en doute. Personne? Eh bien, non! Dans le journal français Libération on a pu lire cette brève notice aberrante concernant le film de Wargnier: «Retour à un anticommunisme primaire» (sic !). En ajoutant, comme si ce rappel de la formule chère à feu Georges Marchais (vous vous souvenez?!) ne suffisait pas, que «cette saga était tiède de bout en bout»... En somme, si on évoquait — par exemple — la déportation du peuple tchétchène sur l’ordre de Staline à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, on passerait sans doute pour un affreux réactionnaire (pléonasme!). Décidément, on a bien raison de dénoncer cette «pensée unique», donc fasciste, qui joue avec «la clause du totalitarisme le plus favorisé»... Décourageant. Le cinéma, c’est autre chose. Communiste ou pas, Eisenstein était un génie. Nazie ou pas, Leni Riefenstahl a fait des films superbes et Autant Lara — mais oui — en a fait de pas mal du tout. Autre détail: il vaut toujours mieux «voir » les films dont on parle.
On n’a pas oublié la récente polémique, très «hexagonale», qui a opposé les gens de cinéma (réalisateurs en tête) et les représentants de la critique spécialisée en la matière. On ferait mieux de se préoccuper, à Paris , d’un autre aspect de la question, autrement plus important (au niveau de l’éthique). À savoir l’intrusion de considérations d’ordre politique dans l’appréciation du travail de nombreux cinéastes. L’actualité locale nous fournit, à ce niveau, un exemple particulièrement significatif. En effet, nous présentons (ci-contre) le film français de Régis Wargnier, Est-Ouest, qui sort aujourd’hui même à Beyrouth. Un film dont l’intrigue se situe dans l’Urss de 1946, alors que de nombreux «retournants», attirés par le «pardon» et les promesses de Staline, avaient décidé de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.