On l’appelle déjà «la Pietra» comme «la Garbo» ou «la Callas». Elle ne cesse de créer, volant de l’Opéra de Paris à Marseille et de là à l’Opéra Bastille : Marie-Claude Pietragalla est cette danseuse étoile que le public libanais a découvert avec ravissement, il y a deux ans, au cours du Festival de Beiteddine. Du 29 mars au 7 avril, elle a fait revivre Signes, un spectacle que Carolyn Carlson a créé pour le ballet de l’Opéra de Paris et qu’elle a dansé en alternance avec la première danseuse Marie-Agnès Gilot. Tempérament brûlant, volonté d’acier, grâce et élégance, «la Pietra» est tout ça à la fois, faisant revivre la grande tradition des étoiles de la barre. Douze à 19 heures de répétitions par jour ! Car même au sommet, une star de la danse doit s’assumer et se gérer toute seule. Les envols d’ange, la légèreté infinie, la souplesse élastique sont le fruit d’une discipline de fer qui n’a ni pause, ni parenthèses. Pour Marie-Claude Pietragalla, il s’agit de catalyser l’énergie, doser la fougue d’un tempérament volcanique. «Veiller à ne pas me pousser trop loin», avoue-t-elle. Si les danseuses gardent, leur vie durant, un corps d’adolescente, c’est grâce à la barre au sol, pratiquée quotidiennement et sans relâche. Pour Pietragalla, il s’agit d’une discipline fondamentale. «Au sol, dit-elle, on ressent vraiment les mouvements et il est impossible de tricher. Les positions sont justes». La barre au sol, dans le jargon du métier, c’est des exercices effectués debout, à la barre, qu’un grand danseur russe, Boris Kniassef, a transposés au sol. Ils donnent de la grâce, de la légèreté aux mouvements, en développant les muscles longs, qui ne se voient pas, en élasticité. Le poids ne repose plus uniquement sur les jambes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats On l’appelle déjà «la Pietra» comme «la Garbo» ou «la Callas». Elle ne cesse de créer, volant de l’Opéra de Paris à Marseille et de là à l’Opéra Bastille : Marie-Claude Pietragalla est cette danseuse étoile que le public libanais a découvert avec ravissement, il y a deux ans, au cours du Festival de Beiteddine. Du 29 mars au 7 avril, elle a fait revivre Signes, un spectacle que Carolyn Carlson a créé pour le ballet de l’Opéra de Paris et qu’elle a dansé en alternance avec la première danseuse Marie-Agnès Gilot. Tempérament brûlant, volonté d’acier, grâce et élégance, «la Pietra» est tout ça à la fois, faisant revivre la grande tradition des étoiles de la barre. Douze à 19 heures de répétitions par jour ! Car même au sommet, une star de la danse doit s’assumer et se gérer toute seule....