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Actualités - Communiques Et Declarations

Les ismaéliens accusent Ryad de répression

La communauté ismaélienne au Yémen a accusé mardi l’Arabie séoudite de réprimer ses membres vivant dans le royaume et réclamé la libération de personnes arrêtées lors de récents troubles à Najran (sud). Dans un communiqué, cette communauté affirme que les troubles qui se sont produits dimanche soir à Najran, près de la frontière avec le Yémen, constituent «une agression qui vise à annihiler les fils de notre communauté dans la région de Najran». Le communiqué appelle «les organisations internationales des droits de l’homme à intervenir pour arrêter cette attaque sauvage», réclame «la libération rapide des personnes arrêtées» et demande que la communauté ismaélienne jouisse «de l’entière liberté de culte». Le ministre séoudien de l’Intérieur Nayef ben Abdel Aziz a affirmé mardi que les troubles avaient fait au total un mort dans les rangs des forces de l’ordre séoudiennes et huit blessés, cinq policiers et trois «étrangers». Selon la version officielle séoudienne, les troubles ont éclaté après l’arrestation par la police à son domicile d’un Yéménite «pour pratique de la magie noire». Des sources de la communauté ismaélienne au Yémen ont précisé que l’homme arrêté est un prédicateur important de la communauté, Hussein Ismaïl al-Makrami, qui a été arrêté dimanche soir par la police dans la grande mosquée ismaélienne de Najran. Le ministre séoudien a indiqué que «quelques personnes» avaient été arrêtées et assuré que l’incident n’avait aucune connotation confessionnelle, ajoutant que les Ismaéliens jouissaient de l’entière liberté de culte. Des témoins avaient indiqué dimanche que des centaines de manifestants de la communauté ismaélite, une branche minoritaire de l’islam, étaient descendus dans les rues de Najran après la fermeture d’une de leurs mosquées. Le chef spirituel des musulmans ismaéliens, l’Aga Khan, a démenti lundi à Paris la présence de membres de sa communauté à Najran. Mais selon des chercheurs, les Ismaéliens habitant à Najran sont issus d’une autre branche de cette secte et ne relèvent pas de l’Aga Khan. Ils se donnent pour nom en arabe celui de «Makarima». Il n’existe aucun chiffre officiel sur le nombre d’Ismaéliens dans le royaume, mais selon des diplomates, ils seraient plusieurs dizaines de milliers, vivant pour la plupart dans les régions montagneuses du sud-ouest qui appartenaient au début du XXe siècle au Yémen. Les Ismaéliens font notamment partie des tribus de Yam, dans le sud de l’Arabie séoudite, et de Wa’ila, à cheval entre le Yémen et l’Arabie.
La communauté ismaélienne au Yémen a accusé mardi l’Arabie séoudite de réprimer ses membres vivant dans le royaume et réclamé la libération de personnes arrêtées lors de récents troubles à Najran (sud). Dans un communiqué, cette communauté affirme que les troubles qui se sont produits dimanche soir à Najran, près de la frontière avec le Yémen, constituent «une agression qui vise à annihiler les fils de notre communauté dans la région de Najran». Le communiqué appelle «les organisations internationales des droits de l’homme à intervenir pour arrêter cette attaque sauvage», réclame «la libération rapide des personnes arrêtées» et demande que la communauté ismaélienne jouisse «de l’entière liberté de culte». Le ministre séoudien de l’Intérieur Nayef ben Abdel Aziz a affirmé mardi que les...