Pour notre collaboratrice Émilie Sueur (comme pour tous les autres parapentistes, constate-t-elle), il suffit d’observer un décollage pour avoir envie d’en faire autant. Après, le vol devient une nécessité. Pas plus que de corde dans un théâtre ou de lapin à bord d’un bateau, il n’est autorisé de parler de peur sous une voile. La peur existe, comme dans tout sport de l’extrême. Elle fait partie de la nécessité de voler. À cause de l’adrénaline, mais aussi parce que chaque vol est contre elle une bataille de gagnée. Il y a dans le ciel une telle sensation de liberté, de solitude au milieu de rien, ce qu’on vit est trop fort et à la fois ineffable, difficile à partager avec ceux qui ne l’ont pas vécu. Après un atterrissage, il faut à l’esprit lui-même plus de deux heures pour revenir sur terre. J’ai bien eu des terreurs, c’est un sport qui réserve beaucoup de surprises : Il m’est arrivé au cours d’un vol au-dessus de Lessa (Afka) d’être malmenée par les vents. Une fois sortie de l’émotion, j’ai aperçu sous moi, blottie dans le cirque de la vallée, une rivière de nuages qui filait vers le couchant, et je me suis dit que rien que cela, ces images qu’on ne pourra jamais voir au raz des pâquerettes, les petites frayeurs valaient la peine d’être vécues. Le parapente permet de voir la vie d’en haut.
Pour notre collaboratrice Émilie Sueur (comme pour tous les autres parapentistes, constate-t-elle), il suffit d’observer un décollage pour avoir envie d’en faire autant. Après, le vol devient une nécessité. Pas plus que de corde dans un théâtre ou de lapin à bord d’un bateau, il n’est autorisé de parler de peur sous une voile. La peur existe, comme dans tout sport de l’extrême. Elle fait partie de la nécessité de voler. À cause de l’adrénaline, mais aussi parce que chaque vol est contre elle une bataille de gagnée. Il y a dans le ciel une telle sensation de liberté, de solitude au milieu de rien, ce qu’on vit est trop fort et à la fois ineffable, difficile à partager avec ceux qui ne l’ont pas vécu. Après un atterrissage, il faut à l’esprit lui-même plus de deux heures pour revenir sur terre....
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