L’Observatoire géopolitique des drogues (OGD) estime que «les sommes provenant du trafic de drogue réintégrées annuellement dans l’économie mondiale se situent entre 350 et 400 milliards de dollars». L’OGD souligne «la part du Sud» dans ce blanchiment d’argent, détaillant les pratiques utilisées dans ces pays. Le troc «africain» concerne la production locale de cannabis, qui peut être troquée ou vendue, devenant ainsi une «monnaie forte» dans une région du monde souvent victime d’inflation. Dans ce cas, «le “blanchiment” améliore le quotidien» et il atteint rarement les banques. Mais ce troc peut aussi s’opérer à une plus grande échelle, lorsque l’argent «sale» sert à l’achat d’«autres produits à valeur ajoutée», tels que l’or, les diamants, les métaux non ferreux, mais aussi le café, le cacao etc. L’OGD précise que «le troc n’est pas forcément l’apanage du continent africain. Il est utilisé dans d’autres parties du monde, et plus particulièrement dans les pays de l’ex-Union soviétique». Les transactions bancaires «informelles» sont, elles, courantes en Afrique australe. Les capitaux blanchis par ce biais permettent ensuite aux trafiquants «de bénéficier d’avantages fiscaux et de facilités d’investissement, notamment dans le cadre des programmes de privatisation». Enfin, les «enclaves du Nord dans le Sud», telles les places «offshore» (extraterritoriales), permettent aux trafiquants qui y investissent d’intégrer les structures «légales». L’OGD rappelle ainsi que «pour les trafiquants, blanchir c’est impliquer les représentants du pouvoir et ceux de l’économie formelle dans leurs activités». Dans les Caraïbes par exemple, «la corruption revêt un caractère endémique au niveau du pouvoir politique et administratif». Pour l’OGD, ces pratiques de blanchiment dans les pays du Sud ont «des effets pervers», car elles ne contribuent pas à leur développement. Pire, elles sont «un facteur de régression» : «le chômage augmente, les institutions démocratiques chancellent, le Sud s’appauvrit depuis 15 ans». Selon l’OGD, ces économies déjà fragiles sont «nécrosées» par les narcotrafics.
L’Observatoire géopolitique des drogues (OGD) estime que «les sommes provenant du trafic de drogue réintégrées annuellement dans l’économie mondiale se situent entre 350 et 400 milliards de dollars». L’OGD souligne «la part du Sud» dans ce blanchiment d’argent, détaillant les pratiques utilisées dans ces pays. Le troc «africain» concerne la production locale de cannabis, qui peut être troquée ou vendue, devenant ainsi une «monnaie forte» dans une région du monde souvent victime d’inflation. Dans ce cas, «le “blanchiment” améliore le quotidien» et il atteint rarement les banques. Mais ce troc peut aussi s’opérer à une plus grande échelle, lorsque l’argent «sale» sert à l’achat d’«autres produits à valeur ajoutée», tels que l’or, les diamants, les métaux non ferreux, mais aussi le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.