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Actualités - Chronologie

Irak Washington réagit sèchement aux ouvertures de Bagdad

Les États-Unis ont réagi sèchement aux propos de l’Irak affirmant souhaiter un dialogue d’égal à égal avec Washington, en rappelant que le respect par ce pays des résolutions de l’Onu le concernant était un préalable à toute forme de discussion. «Ce que nous attendons de l’Irak, c’est qu’il se conforme aux résolutions du Conseil de sécurité» sur le contrôle de son désarmement, que Bagdad n’a cessé de rejeter, a déclaré un responsable du département d’État. «Nous n’avons pas proposé de dialogue avec l’Irak parce que jusqu’à présent, ce pays a fait preuve d’intransigeance vis-à-vis des résolutions du Conseil de sécurité», a affirmé ce responsable sous couvert de l’anonymat. «Nos relations sont basées sur ce préalable : que l’Irak se conforme aux résolutions. L’Irak sait ce qu’il a à faire et ne le fait pas», a-t-il ajouté. Le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan a affirmé mardi que son pays était «disposé à accepter un dialogue avec les États-Unis mais à condition qu’il se déroule dans le cadre des intérêts bilatéraux et qu’il ne soit pas un dialogue entre un maître et son esclave». Les États-Unis sont depuis la guerre du Golfe en 1991 les principaux partisans d’une ligne dure envers l’Irak et du maintien de sanctions internationales strictes contre ce pays tant qu’il n’acceptera pas le retour d’inspecteurs internationaux pour vérifier son désarmement. Par ailleurs, Bagdad a qualifié mercredi de «ridicule et de répugnante» la résolution de la Commission des droits de l’homme de l’Onu dénonçant «les nombreuses et extrêmement graves violations des droits de l’homme» en Irak. Cette résolution est «un radotage ridicule et répugnant qui ne fait que répéter les allégations américano-sionistes», écrit le quotidien al-Joumhouriya. La résolution, présentée par le Portugal au nom de l’Union européenne, a dénoncé notamment la suppression des libertés de pensée, d’information, d’association et de réunion et l’utilisation de la peine de mort. Elle a été votée mardi à Genève par 32 États membres de la Commission, 21 s’étant abstenus. Aucun pays n’a voté contre. Al-Joumhouriya déplore «le bas niveau auquel ont été ravalées l’Onu et ses commissions spécialisées, dont celle des droits de l’homme», et accuse l’Administration américaine d’utiliser cette instance internationale pour réaliser sa politique hostile à l’Irak.
Les États-Unis ont réagi sèchement aux propos de l’Irak affirmant souhaiter un dialogue d’égal à égal avec Washington, en rappelant que le respect par ce pays des résolutions de l’Onu le concernant était un préalable à toute forme de discussion. «Ce que nous attendons de l’Irak, c’est qu’il se conforme aux résolutions du Conseil de sécurité» sur le contrôle de son désarmement, que Bagdad n’a cessé de rejeter, a déclaré un responsable du département d’État. «Nous n’avons pas proposé de dialogue avec l’Irak parce que jusqu’à présent, ce pays a fait preuve d’intransigeance vis-à-vis des résolutions du Conseil de sécurité», a affirmé ce responsable sous couvert de l’anonymat. «Nos relations sont basées sur ce préalable : que l’Irak se conforme aux résolutions. L’Irak sait ce...