L'UE s'interroge sur la volonté de Damas de coopérer avec les Quinze
le 20 avril 2000 à 00h00
L’ambassadeur de l’Union européenne en Syrie Marc Pierini a déploré mercredi la rareté des réformes économiques dans le pays, en dépit de propositions européennes, et s’est demandé si la coopération avec l’Europe était toujours souhaitée. «L’UE a proposé à la Syrie des programmes de soutien aux réformes économiques, mais peu de réformes ont été lancées et il y a actuellement quelque 130 millions d’euros (à peu près autant de dollars) consacrés à la Syrie qui n’ont pas été utilisés», a affirmé M. Pierini, dans une conférence à l’institut culturel allemand Goethe. Qualifiant la situation d’«inédite», M. Pierini s’est demandé si «la coopération avec l’Europe et les négociations syro-européennes sur un accord de partenariat étaient toujours souhaitées» par Damas. La Syrie et l’UE sont engagées depuis mai 1998 dans des négociations sur un accord d’association qui doit aboutir à une zone de libre-échange d’ici à 2010. Mais les discussions avancent «trop lentement», estiment des experts. Selon l’ambassadeur, «ces questions avaient été soulevées» avec des ministres syriens lors de la visite récente à Damas, le 4 avril, du commissaire européen aux Relations extérieures Chris Patten. M. Pierini a indiqué par ailleurs que «les opposants» au lancement des réformes en Syrie avaient «publiquement soutenu que la Syrie ne pouvait subir (les effets) de réformes drastiques et que le prix à payer sur le plan social allait être extrêmement élevé». Mais, l’ambassadeur européen a estimé «impossible que l’économie syrienne puisse persister à long terme dans sa forme actuelle, et que le prix à payer sera alors beaucoup plus élevé que le système économique alternatif». Pour M. Pierini, des réformes économiques sont «nécessaires» pour que la Syrie puisse affronter «les nouvelles donnes économiques mondiales». Parmi les réformes à entreprendre, M. Pierini a cité «la réforme fiscale, la modernisation des secteurs financier et monétaire, l’unification des taux de change, la libéralisation du commerce extérieur, l’amélioration du climat pour les investissements et l’adhésion à l’OMC». «Cette liste a été dressée par un haut responsable syrien et je suis d’accord avec lui», a conclu M. Pierini.
L’ambassadeur de l’Union européenne en Syrie Marc Pierini a déploré mercredi la rareté des réformes économiques dans le pays, en dépit de propositions européennes, et s’est demandé si la coopération avec l’Europe était toujours souhaitée. «L’UE a proposé à la Syrie des programmes de soutien aux réformes économiques, mais peu de réformes ont été lancées et il y a actuellement quelque 130 millions d’euros (à peu près autant de dollars) consacrés à la Syrie qui n’ont pas été utilisés», a affirmé M. Pierini, dans une conférence à l’institut culturel allemand Goethe. Qualifiant la situation d’«inédite», M. Pierini s’est demandé si «la coopération avec l’Europe et les négociations syro-européennes sur un accord de partenariat étaient toujours souhaitées» par Damas. La Syrie et...
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