Le Bayern s’est qualifié à l’arraché grâce à un but de Linke dans les arrêts de jeu, pour les demi-finales de la Ligue des champions en s’imposant (2-1) devant le FC Porto, mercredi à Munich en match retour des quarts de finale. Contraints à l’offensive pour rêver d’un ticket pour les demi-finales, les Portugais, en réalité, n’approchaient pas du but de Kahn. La défense à quatre instaurée, dans l’urgence, par Ottmar Hitzfeld, le coach bavarois, faisait mouche, étouffant les tentatives au demeurant brouillonnes de Deco et Capucho. Tarnat, notamment, justifait ici sa titularisation à la place de Lizarazu, blessé. Déjà auteur de deux frappes de mule, il adressait ensuite un long centre, que manquait de reprendre Elber mais pas Paulo Sergio (1-0, 15e). Le Bayern, dans le sillage de Jeremies, méritait son pécule. Mais commençait à tanguer en défense. Sur un long coup franc de Deco, une tête de l’inévitable Jardel faisait frémir le stade olympique (23e). Scholl, sur un coup-franc (35e) joliment enveloppé, puis Santa Cruz, dans l’axe (45e), lui redonnait de quoi vibrer, dans un fin de période sombrant dans un faux rythme. Un incroyable centre-tir lobé de Capucho, s’écrasant sur l’arête de la cage de Kahn (63e), et un tir puissant d’Elber à ras de terre redonnaient du jus à la partie, désormais prise en main par Porto. Pas du goût du public munichois, qui chambrait méchamment les approximations répétées des siens en attaque. Mais Andersson, derrière, et Jeremies, avec ses relances rageuses, préservaient l’avance que les Lisutaniens, pourtant très longtemps bredouille en occasions, finissaient par rattrape, à la 89e minute, grâce, évidemment, à une tête de Jardel (1-1), qui se prosterna devant son banc. Linke ne laissa guère le temps aux 600 supporteurs portugais de pavoiser. Conspué peu avant, il catapultait de la tête un coup franc de Scholl et offrait au Bayern, dans les arrêts de jeu, le sésame tant désiré. Sur sa lancée, le Real a une belle occasion de prendre sa revanche en demi-finales contre le Bayern Munich, qui l’avait humilié lors de la seconde phase (4-2 et 4-1 pour les Allemands). Valence-FC Barcelone, opposition cent pour cent espagnole, aura lieu le 2 mai (retour le 10 mai). Le Real Madrid recevra le Bayern le 3 mai (retour le 9 mai). La finale aura lieu le 24 mai au Stade de France, en banlieue parisienne. Les clubs espagnols ont 75 % de chances de succéder à Manchester. Déclarations l Franz Beckenbauer (président du Bayern Munich) : «Nous avons eu de la chance mais avons aussi montré quel moral nous avions en empêchant le renouvellement du scénario de la finale de l’an dernier contre Manchester United» (menant 1-0, le Bayern avait perdu 2-1 dans les toutes dernières minutes)». l Thomas Linke (auteur du but victorieux du Bayern): «Nous n’avons pas fait un grand match mais nous avons combattu de manière exemplaire». l Ottmar Hitzfeld (entraîneur du Bayern Munich) : «Nous avons gagné, c’est l’essentiel, mais cela a été dur pour les nerfs. Nous avons eu l’avantage d’ouvrir le score mais, ensuite, n’avons pas réussi à marquer le 2e but et nous nous sommes mis la pression tout seuls. L’ensemble de l’équipe a montré ses qualités morales alors que nous avions le désavantage d’être dans la position du favori».
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