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Actualités - Chronologie

Actualité Guerre à la fourrure

Alors qu’on croyait que la grosse vague antifourrure était passée, une nouvelle flambée démontre que la guerre des peaux ne connaît que des trêves. Il n’est pas du tout question de paix. En février passé, à New York, des militants de l’Association Pets («Partisans de comportement moral envers les animaux») se sont invités aux défilés de prêt-à-porter d’Oscar de la Renta et, ignorant les renforts de police, se sont rués sur le podium en aspergeant de crème à raser le styliste Michael Kors et éclaboussant les journalistes de peinture rouge. Il en fut de même pour les invités assis aux premiers rangs. La semaine suivante, la même offensive a eu lieu à l’entrée du grand magasin Macy’s, un des principaux détaillants du pays. Cette fois-ci l’attaque était organisée par la Ligue new-yorkaise de défense des animaux. Ses membres barraient les portes du grand magasin, en criant «Macy’s meurtriers». Les créateurs de mode, interloqués par ce renouveau de l’activisme, sont aux abois, réalisant que ces fanatiques adorateurs des bêtes sont prêts à tout pour attirer l’attention et faire revivre l’ancien climat de terrorisme qui régnait au début des années 90 à New York. Aucune femme, alors, n’osait s’aventurer dans la rue en portant un vêtement en fourrure. La directrice de la revue Vogue, Anna Wintour, avait trouvé le cadavre d’un raton laveur dans son assiette dans un des plus grands restaurants de la ville après avoir publié un reportage sur des nouveaux modèles de vêtement en fourrure dans la revue. New York vivait dans la terreur de ces fanatiques et la fourrure était devenue matière intouchable, source de grands risques et de sérieux avatars. Avec le temps, les passions s’étaient calmées et, le grand froid aidant, nombre de partisans de la croisade ont retourné leur veste. Petit à petit, les manteaux de vison, les vestes de zibeline et autres renards et chinchilla ont réapparu aux dévantures et aux vitrines des magasins spécialisés. On estime que la nouvelle vague exterminatrice ne va pas soulever la même croisade, se confinant à ces quelques actions d’intimidation. Chez Macy’s, où les ventes ont progressé de 20% l’hiver passé, on estime qu’il s’agit de gesticulations pour raviver un feu que personne n’a vraiment envie de voir transformer en flambée incendiaire... Mais sait-on jamais jusqu’où peut mener la haine des classes bien plus que l’amour des animaux?
Alors qu’on croyait que la grosse vague antifourrure était passée, une nouvelle flambée démontre que la guerre des peaux ne connaît que des trêves. Il n’est pas du tout question de paix. En février passé, à New York, des militants de l’Association Pets («Partisans de comportement moral envers les animaux») se sont invités aux défilés de prêt-à-porter d’Oscar de la Renta et, ignorant les renforts de police, se sont rués sur le podium en aspergeant de crème à raser le styliste Michael Kors et éclaboussant les journalistes de peinture rouge. Il en fut de même pour les invités assis aux premiers rangs. La semaine suivante, la même offensive a eu lieu à l’entrée du grand magasin Macy’s, un des principaux détaillants du pays. Cette fois-ci l’attaque était organisée par la Ligue new-yorkaise de...