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Actualités - Chronologie

L'OSCE pourrait rouvrir sa représentation en Tchétchénie début mai

La représentation en Tchétchénie de l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) pourrait rouvrir début mai, a indiqué à Moscou Benita Ferrero-Waldner, présidente en exercice de l’OSCE, de retour de la république indépendantiste. «Je suppose que le groupe de soutien sera ouvert à Znamenskoïe (nord-ouest de Grozny) début mai si toutes les conditions de sécurité sont réunies», a déclaré Mme Ferrero-Waldner. La présidente de l’OSCE et ministre autrichienne des Affaires étrangères s’était rendue en Tchétchénie pour étudier les conditions d’implantation d’une mission permanente, dont le rôle, selon elle, sera d’aider les organisations humanitaires internationales à travailler dans la république indépendantiste, d’observer la situation des droits de l’homme et le suivi des victimes de guerre, de concourir à la reconstruction et à la «restauration d’une administration civile et d’institutions démocratiques». Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, avait assuré à Mme Ferrero-Waldner que l’OSCE pourrait rouvrir sa mission en Tchétchénie, si les conditions de sécurité le permettaient. Au cours du premier conflit tchétchène (1994-96), l’OSCE avait établi une mission permanente à Grozny, et ses diplomates avaient parfois participé directement aux pourparlers entre le Kremlin et les indépendantistes. Le mandat de l’OSCE pour la Tchétchénie est toujours en vigueur. Les membres européens de la mission avaient cependant quitté Grozny en 1998 en raison des risques croissants d’enlèvement. Le bureau de l’OSCE était resté ouvert, tenu par des collaborateurs locaux, jusqu’au début du nouveau conflit en septembre 1999. La mission rouvrira sur la base du mandat de 1995, a précisé Mme Ferrero-Waldner. «Nous sommes prêts à participer à tout règlement politique si l’on s’adresse à nous, mais pour l’instant le gouvernement russe mène des négociations seul», a-t-elle dit. Interrogée sur ces «négociations» que le pouvoir russe affirme mener avec des Tchétchènes, sans jamais les identifier, la ministre autrichienne a déclaré : «M. Poutine m’a donné des informations à ce sujet, mais je ne veux pas en faire état publiquement à ce stade». La présidente de l’OSCE s’est par ailleurs dite particulièrement frappée par sa visite à Grozny : «Je suis bouleversée qu’à la fin du 20ee siècle une ville puisse être à ce point rasée et anéantie. J’ai demandé à mes interlocuteurs russes : “tout cela était-il nécessaire ?” et j’ai dit clairement qu’une solution politique est indispensable». Dans les montagnes du sud de la république, des combattants tchétchènes ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention de cesser la lutte contre les forces russes, alors que la reprise de la végétation promet de favoriser la guérilla dans ces régions. Les rebelles ont d’ailleurs poursuivi leur harcèlement des forces russes partout dans la république, effectuant plusieurs attaques contre des postes militaires, une colonne de véhicules de l’armée, et tirant au mortier contre le siège de la police à Chali (sud-est de Grozny). Les autorités russes ont appelé les habitants de la république indépendantiste à dénoncer à l’administration locale les combattants rebelles et leurs chefs qui pourraient se cacher, selon elles, parmi la population civile.
La représentation en Tchétchénie de l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) pourrait rouvrir début mai, a indiqué à Moscou Benita Ferrero-Waldner, présidente en exercice de l’OSCE, de retour de la république indépendantiste. «Je suppose que le groupe de soutien sera ouvert à Znamenskoïe (nord-ouest de Grozny) début mai si toutes les conditions de sécurité sont réunies», a déclaré Mme Ferrero-Waldner. La présidente de l’OSCE et ministre autrichienne des Affaires étrangères s’était rendue en Tchétchénie pour étudier les conditions d’implantation d’une mission permanente, dont le rôle, selon elle, sera d’aider les organisations humanitaires internationales à travailler dans la république indépendantiste, d’observer la situation des droits de l’homme et le suivi...