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Actualités - Chronologie

Mode fiction Les vêtements réfrigérés d'Olivier Lapidus

Figure attachante de l’univers de la mode, Olivier Lapidus, le plus jeune des grands couturiers actuels, est un créateur atypique. Pour lui, la survie de la haute couture dépend d’une réactualisation technologique. La revue française Ça m’intéresse, spécialisée dans l’information analytique sur l’actualité scientifique, historique et générale, consacre dans son n°226 (décembre 1999) un article axé sur la démarche rénovatrice de ce chercheur de génie. Olivier Lapidus estime que la couture a toujours été un terrain d’innovation. Si sa vocation est traditionnelle, sa fonction est intimement liée à l’innovation puisque son principal fondement est la réalisation d’une «vision». «Sans le métier à tisser, la soie dira-t-il, on n’aurait pas conçu la fibre de verre, et sans le savoir-faire technique des dentellières de Puy, la chirurgie ligamentaire n’aurait pas été ce qu’elle est devenue. Pour assurer sa survie, la haute couture a besoin du “foyer”, le lieu où s’expérimentent les nouvelles matières dont profitera ensuite l’industrie du prêt-à-porter. Une sorte de centre de recherche scientifique de la mode». Il ne s’agit pas, on l’aurait compris, d’oublier la première, la principale mission de la mode, celle de la mise en valeur, d’embellir la femme, mais d’adapter cet objectif aux réalités actuelles ou à l’instant où naît un modèle copié d’un bout à l’autre de la terre. L’innovation technologique devient un atout de défense qui concède, selon l’expression du couturier, «une longueur d’avance...» «La haute couture de l’avenir, insiste Olivier Lapidus, sera scientifique ou ne le sera pas...». Et pour donner du poids à ces paroles, ses réalisations plaident à sa place: une parka à énergie solaire, des textiles en tissu issu d’algues, la machine à coudre sans fil et aiguille fonctionnant par collage thermofusible et, derniers en date, des vêtements réfrigérés, assurant six heures de fraîcheur idéale même par temps de canicule. Inspirés des soins médicaux réservés aux entorses, ces vêtements pourvus de microcapsules réussissent cet ahurissant exploit. Bientôt, semble-t-il, viendront s’ajouter à la liste les tissus informatiques, en mesure de stocker et de transmettre des données...
Figure attachante de l’univers de la mode, Olivier Lapidus, le plus jeune des grands couturiers actuels, est un créateur atypique. Pour lui, la survie de la haute couture dépend d’une réactualisation technologique. La revue française Ça m’intéresse, spécialisée dans l’information analytique sur l’actualité scientifique, historique et générale, consacre dans son n°226 (décembre 1999) un article axé sur la démarche rénovatrice de ce chercheur de génie. Olivier Lapidus estime que la couture a toujours été un terrain d’innovation. Si sa vocation est traditionnelle, sa fonction est intimement liée à l’innovation puisque son principal fondement est la réalisation d’une «vision». «Sans le métier à tisser, la soie dira-t-il, on n’aurait pas conçu la fibre de verre, et sans le savoir-faire technique...