M. Marcel Ghanem, journaliste, a été invité par le comité des anciens de l’association Mgr Cortbawi de l’Ordre du Sacré-Cœur, à Adma (Kesrouan) à donner une conférence sur le thème «Quelle information pour quel pays ?» en présence de la présidente de l’association, la mère Louise Marie Chidiac, et d’un public d’étudiants. Après avoir défini les quatre impacts possibles des médias sur le public (à savoir l’information exacte, la désinformation, la partialité et les contre-réactions), M. Ghanem s’est interrogé sur la situation libanaise actuelle. «J’ai peur de croire ce qui se raconte sur l’autocensure dans les médias en l’absence de garde-fous et de critères sur ce qui est interdit et ce qui est permis», a-t-il dit. Selon lui, la situation politique influe certainement sur le travail des médias, qui traversent une période difficile. «Premièrement, je ne sais pas si les journalistes continuent de remplir leur fonction, celle d’informer le public, a-t-il souligné. Deuxièmement, je ne sais pas si nous ne détournons pas l’attention de l’opinion publique – en admettant qu’elle existe – de ce qui se passe. Troisièmement, je pense que certains médias sont partiaux, d’autres provoquent des contre-réactions auprès du public. Nous sommes souvent obligés de suivre plusieurs moyens d’information pour comprendre les nouvelles dans toutes leurs ramifications». M. Ghanem a par ailleurs dénoncé l’intervention du capital dans les médias, tout en évoquant les difficultés financières auxquelles font face de nos jours les moyens d’information. La conférence a été suivie d’un débat au cours duquel les étudiants se sont dits inquiets pour les libertés publiques, notamment la liberté de presse. Ils ont estimé que les médias ne s’intéressaient pas toujours aux questions fondamentales qui sont à la base de l’édification des nations.
M. Marcel Ghanem, journaliste, a été invité par le comité des anciens de l’association Mgr Cortbawi de l’Ordre du Sacré-Cœur, à Adma (Kesrouan) à donner une conférence sur le thème «Quelle information pour quel pays ?» en présence de la présidente de l’association, la mère Louise Marie Chidiac, et d’un public d’étudiants. Après avoir défini les quatre impacts possibles des médias sur le public (à savoir l’information exacte, la désinformation, la partialité et les contre-réactions), M. Ghanem s’est interrogé sur la situation libanaise actuelle. «J’ai peur de croire ce qui se raconte sur l’autocensure dans les médias en l’absence de garde-fous et de critères sur ce qui est interdit et ce qui est permis», a-t-il dit. Selon lui, la situation politique influe certainement sur le travail des...
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