Il est grand temps de se rendre à certaines évidences : de dire et redire, de répéter encore et toujours cette certitude que la Communauté internationale, les superpuissances américano-européennes, les organisations humanitaires dans leur totalité, les pays arabes et néanmoins amis, les pays donateurs, etc. n’ont pas encore parfaitement assimilée : le Liban a été un des premiers pays à permettre aux Palestiniens de se (re)poser, un des premiers à en souffrir, le Liban est un pays hôte, simplement, une escale, un prélude à ce règlement qui se fait, d’ailleurs, de plus en plus attendre, de plus en plus désirer. Le Liban n’est donc aucunement responsable de l’inadmissible situation sociale et humanitaire qui prévaut dans l’ensemble des camps palestiniens, et il va de soi qu’il n’est pas en mesure, à l’aune de la kyrielle de problèmes internes auxquels il a à faire face, de s’occuper, de quelque façon que ce soit, d’un quelconque problème relatif à ces camps. Et même s’il le pouvait, l’aurait-il fait, sachant que cela aurait impliqué, sinon clairement du moins tacitement, un démarrage concret et effectif du processus d’implantation, processus que non seulement l’État rejette inconditionnellement mais que refuse aussi l’ensemble des Palestiniens interrogés par L’Orient-le Jour, d’Abou Hicham à Juliette, en passant par Ibrahim, Amine ou les autres. Il est grand temps de se rendre à certaines évidences : le Liban ne va pas, une fois de plus, porter le chapeau de la négligence et de l’omission par les autres de leurs engagements, voire pour certains de leur vocation. C’est à l’Onu, aux pays donateurs et aux autres d’assumer leurs responsabilités jusqu’au bout, de continuer à fomenter, s’ils le veulent, toutes les alliances, toutes les manœuvres possibles et imaginables mais, une fois n’est pas coutume, de le faire ailleurs que sur le dos du Liban qui répétons-le, charité bien ordonnée commençant par soi-même, ne peut et n’a rien de plus à faire, concernant l’épineux et dramatique dossier palestinien, que ce qu’il a, déjà, fait. Dont acte.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il est grand temps de se rendre à certaines évidences : de dire et redire, de répéter encore et toujours cette certitude que la Communauté internationale, les superpuissances américano-européennes, les organisations humanitaires dans leur totalité, les pays arabes et néanmoins amis, les pays donateurs, etc. n’ont pas encore parfaitement assimilée : le Liban a été un des premiers pays à permettre aux Palestiniens de se (re)poser, un des premiers à en souffrir, le Liban est un pays hôte, simplement, une escale, un prélude à ce règlement qui se fait, d’ailleurs, de plus en plus attendre, de plus en plus désirer. Le Liban n’est donc aucunement responsable de l’inadmissible situation sociale et humanitaire qui prévaut dans l’ensemble des camps palestiniens, et il va de soi qu’il n’est pas en mesure, à...