Trois phases ont marqué la carrière de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba. M. Bourguiba a lutté dans la clandestinité et l’exil pendant l’époque du protectorat français avant de diriger le pays pendant 30 ans après son élection à la présidence de la République en 1957, et de connaître une retraite forcée après sa destitution, le 7 novembre 1987. - 3 août 1903 : naissance officielle à Monastir du futur père de l’indépendance tunisienne. - 1920 : Habib Bourguiba adhère au Destour, parti libéral réclamant une constitution dans le cadre du protectorat français. - 1934 à 1936 et 1938 à 1943 : M. Bourguiba est incarcéré à deux reprises par les autorités françaises, puis connaît l’exil au Moyen-Orient de 1945 à 1949, où il voyage pour promouvoir l’indépendance tunisienne. - 1952 : nouvelle arrestation. M. Bourguiba est emprisonné puis placé en résidence surveillée en France. - 31 juillet 1954 : le président du conseil français, M. Pierre Mendès France octroie un statut d’autonomie interne à la Tunisie. - 1er juin 1955 : rentrée triomphale de M. Bourguiba à Tunis après «1 228 jours d’âpre exil». - 20 mars 1956 : indépendance de la Tunisie. M. Bourguiba est nommé Premier ministre. - 25 juillet 1957 : destitution du dernier bey de la dynastie husseïnite (1705-1957), proclamation de la République. Habib Bourguiba est élu président. - 1957 à 1964 : le chef de la nation tunisienne s’emploie à garder la haute main sur les affaires de l’État, après l’éviction de tous les partisans de son principal adversaire politique, le panarabiste radical Salah Ben Youssef, assassiné en 1961 en Allemagne. - 19 juillet 1961 : Habib Bourguiba réclame l’évacuation des troupes françaises de Bizerte et fait bloquer tous les accès à la base aéronavale. Les relations diplomatiques avec la France sont rompues. La crise culmine les 20 et 22 juillet 1961 lors de combats meurtriers entre soldats français et tunisiens ayant fait officiellement 1 000 morts essentiellement des civils du côté tunisien et 30 soldats français. - Octobre 1963 : la France évacue Bizerte. - 1964 : Bourguiba est réélu président du Parti socialiste destourien (ex-néo-Destour). Il nationalise toutes les terres agricoles des colons. - Janvier 1974 : la fusion entre la Libye et la Tunisie est proclamée multilatéralement. Mohamed Masmoudi, principal artisan de l’Union mort-née est démis de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères. - 18 mars 1975 : l’Assemblée nationale élit Habib Bourguiba président à vie. - Janvier-février 1978 : l’état d’urgence est proclamé après de violentes émeutes (51 morts et 325 blessés selon l’UGTT) au cours d’une grève générale déclenchée par l’Union générale des travailleurs tunisiens. Habib Achour, le dirigeant de la centrale syndicale, est condamné à 10 ans de travaux forcés. - Janvier 1980 : attaque de la ville de Gafsa par un commando de la «résistance armée tunisienne». Tunis accuse Tripoli d’avoir téléguidé l’opération. Quinze des assaillants sont condamnés à mort et exécutés. - Septembre 1982 : l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) établit son quartier général à Tunis où Yasser Arafat siègera près de douze ans. - Janvier 1984 : «Révolte du pain». Des émeutes déclenchées par le doublement des prix de cette denrée font 121 morts selon la Ligue de défense des droits de l’homme. M. Bourguiba annule les augmentations et démet le ministre de l’Intérieur Driss Guiga. - Juillet 1986 : le Premier ministre Mohamed Mzali est destitué. Il s’enfuit de Tunisie en septembre et est condamné à 15 ans de travaux forcés par contumace le 8 juillet. Il vit depuis en exil en France. - Avril à août 1987 : manifestations d’intégristes, dont sept sont condamnés à mort pour complot visant à renverser le régime. - 7 novembre 1987 : Habib Bourguiba est déposé pour «incapacité physique» par le nouveau Premier ministre Zine el-Abidine ben Ali qui le remplace à la tête de l’État. L’ex-président est transféré à sa résidence de Mornag (sud de Tunis). - 25 juillet 1988 : amendements de la constitution de 1957 avec suppression de la présidence à vie. - Octobre 1988 : M. Bourguiba est installé, sur sa demande, dans une résidence d’État à Monastir, sa ville natale. - 10 juin 1990 : Habib Bourguiba apparaît une dernière fois en public pour aller voter. - 13 mai 1999 : dernière apparition télévisée de M. Bourguiba. - 13 mars 2000 : M. Bourguiba sort de l’hôpital militaire de Tunis où il avait été soigné pendant neuf jours pour une infection pulmonaire. - 6 avril 2000 : Habib Bourguiba est décédé à 09h50, heure locale, (08h50 GMT) à l’âge de 96 ans à son domicile de Monastir (160 km au sud de Tunis), annonce le porte-parole officiel de la présidence de la République.
Trois phases ont marqué la carrière de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba. M. Bourguiba a lutté dans la clandestinité et l’exil pendant l’époque du protectorat français avant de diriger le pays pendant 30 ans après son élection à la présidence de la République en 1957, et de connaître une retraite forcée après sa destitution, le 7 novembre 1987. - 3 août 1903 : naissance officielle à Monastir du futur père de l’indépendance tunisienne. - 1920 : Habib Bourguiba adhère au Destour, parti libéral réclamant une constitution dans le cadre du protectorat français. - 1934 à 1936 et 1938 à 1943 : M. Bourguiba est incarcéré à deux reprises par les autorités françaises, puis connaît l’exil au Moyen-Orient de 1945 à 1949, où il voyage pour promouvoir l’indépendance tunisienne. - 1952 : nouvelle...
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