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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : légère appréciation du dollar

L’offre du dollar s’est nettement contractée hier à Beyrouth, entraînant une légère appréciation de ses cours dans les transactions interbancaires face à la livre libanaise. Les établissements de crédit ont été amenés à le négocier durant toute la journée au-dessus du taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL par la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre dernier. Le billet vert s’est échangé pratiquement hier entre 1 508,00 et 1 509,00 LL contre 1 506,00 et 1 507,00 LL, la veille, mais dans un marché à faible activité en raison de la réticence de l’offre. Selon les cambistes, le volume de la journée n’aurait pas dépassé quelque six millions de dollars, entièrement placés par les banques à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. L’euro à l’écoute des marchés boursiers américains À l’étranger, l’euro a repris des couleurs sur les marchés des changes internationaux, profitant de la nervosité des cambistes qui redoutaient toujours un nouveau déclin de l’indice composite Nasdaq aux États-Unis, malgré sa reprise hier au lendemain de sa chute vertigineuse en séance la veille. Il est parvenu ainsi à franchir par moments le seuil psychologique de 0,97 dollar avant de revenir ensuite au-dessous de cette barre, pour se maintenir entre 0,9625 et 0,9675 dollar. Toutefois, les cambistes se sont montrés prudents sur le billet vert en attendant le dénouement de l’affaire Microsoft, ce qui ne cesse de donner du soutien à l’euro, indique-t-on dans les milieux cambistes. Et d’ajouter que même si les valeurs technologiques sur le Nasdaq se reprenaient de temps à autres, leur dégringolade de la veille devait pousser à la prudence, du fait de l’importante dépendance de l’économie américaine envers les capitaux étrangers. Mais, il n’en demeure pas moins de l’avis des professionnels que la prochaine étape importante pour le dollar est la publication demain des chiffres sur les salaires et l’emploi aux États-Unis en mars. Ces derniers sont regardés de près par les banquiers de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour juger de l’état des pressions inflationnistes dans ce pays et de la nécessité de resserrer le loyer de l’argent pour les contenir. Cela d’autant que le président de la Fed, Alan Greenspan faisait savoir hier que l’économie américaine connaissait depuis quatre ans une croissance supérieure à ses capacités de production, justifiant le maintien d’une politique monétaire vigilante et non inflationniste. Pour ce qui est du yen, il est resté sage toute la journée d’hier après la reconduction du gouvernement sortant au Japon annoncée par le nouveau Premier ministre Yoshiro Mori, qui a succédé à Keizo Obuchi, dans le coma depuis dimanche. Certes, les cambistes ont hésité à pousser la monnaie nippone à la hausse, au risque de déclencher une nouvelle intervention de la Banque du Japon sur les marchés. De son côté, la livre sterling était en léger recul hier, à la veille de la décision de la Banque d’Angleterre sur les taux d’intérêt. La plupart des analystes ont commencé dès hier à tabler sur un statu quo monétaire aujourd’hui, soulignant toutefois le dilemme des membres du comité de politique monétaire face au déséquilibre économique grandissant en Grande-Bretagne, entre la bonne santé du secteur des services et les difficultés de l’industrie manufacturière, fragilisée par une monnaie surévaluée. De fait, le sterling s’est ressenti hier de l’annonce d’une baisse de 0,4 % des prix de l’immobilier au Royaume-Uni en février et de 0,6 % de la production industrielle le mois dernier, dissipant toutes les perspectives de hausse des taux britanniques. Ailleurs, le franc suisse a également profité du repli du dollar en repoussant brièvement l’euro à un plus bas historique et en gagnant davantage du terrain face au billet vert qui s’est négocié, à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9635 pour un euro contre 0,9595, la veille – 1,5840 pour un sterling contre 1,5930 – 2,0305 DM contre 2,0385 – 6,8090 FF contre 6,8365 – 1,6350 FS contre 1,6420 – 2 009,85 lires contre 2 018,00 – 104,95 yens contre 105,15. Bourse de Beyrouth : marché creux À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été durement affectée hier par la baisse des actions B de Solidere de 7 3/8 à 7 1/8 dollars dans un marché déserté et autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,31 % à 70,39 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 160,78 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché creux avec seulement 1 046 actions échangées d’une valeur globale de 5 843 dollars, soit le plus faible chiffre d’affaires jamais enregistré depuis la reprise de la Bourse de Beyrouth. Wall Street : reprise du Nasdaq et volatilité du Dow Jones Sur les places boursières internationales, Wall Street était mitigée hier, l’indice composite Nasdaq de la Bourse électronique étant parvenu à recouvrer une bonne partie du terrain qu’il avait perdu la veille, alors que l’indice Dow Jones des industrielles éprouvait des difficultés à sortir de l’ornière. Pourtant, les replis enregistrés par le Dow Jones (DJIA) hier étaient moindres que ne le laissait augurer la chute des indices à terme avant l’ouverture de la séance de Wall Street. Ces indices à terme sont des contrats que s’échangent sur le marché des produits dérivés par les courtiers et qui traduisent leurs anticipations sur l’évolution de ces indices sur les semaines à venir. En outre, l’analyste boursière de Goldman Sachs la plus écoutée de Wall Street, Abby Joseph Cohen, a indiqué hier qu’elle restait optimiste sur les perspectives du marché américain, alors que la semaine dernière elle avait lancé des avertissements sur la surévaluation des valeurs technologiques, provoquant une chute de l’indice Nasdaq où elles sont concentrées. Dans ce contexte, l’indice Nasdaq est parvenu à remonter la pente pour frôler le seuil des 4 300 points, pendant que le DJIA fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 11 218,21 points et un plus bas à 11 002,82 points, avant d’afficher en préclôture 11 118,31 points, en baisse de 46,53 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes après une séance nerveuse Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi à l’issue d’une séance très volatile marquée par des pertes dans l’ensemble des secteurs mais l’ouverture irrégulière de Wall Street leur a permis de limiter les dégâts. L’indice paneuropéenn a perdu 2,77 % et l’Euro Stoxx des valeurs vedettes de la zone euro 2,56 %. La Bourse de Paris a cédé 2,97 %, celle de Francfort 2,55 %, Amsterdam 2,33 %, Bruxelles 0,49 %, Zurich 1,53 %, Milan 2,60 % et Madrid 1,81 %. À Londres, où les cotations ont débuté à 14h45 GMT et se sont terminées à 17h30 GMT en raison d’un problème technique, l’indice FTSE abandonnait 0,74 % en clôture. Les marchés européens ont suivi avec attention l’évolution du marché américain très irrégulier au lendemain du vent de panique qui a fait plonger le Nasdaq de 13 % en cours de séance. À la fermeture des Bourses européennes, l’indice à forte pondération technologique était quasiment inchangé et le Dow Jones perdait 0,60 %. Les télécoms, les médias et les assurances ont particulièrement souffert en Europe. Aux télécoms, France Télécom a reculé de 6,17 %, le néerlandais KPN 7 %, Nokia 1,2 % tandis que le géant britannique Vodafone abandonnait 3,7 % à 16h15 GMT. En revanche, Deutsche Telekom, qui a annoncé la constitution d’une coentreprise avec ses filiales T-Mobile et T-Online, a gagné 1,35 %. Aux médias, Canal Plus a cédé 11,36 %, la valeur étant sanctionnée par de nouveaux obstacles au processus de redressement de sa filiale italienne, Telepiù. Dans le secteur de l’assurance, Allianz est le grand perdant de la séance après l’échec du projet de fusion entre Deutsche Bank et Dresdner Bank, deux banques dont il est le principal actionnaires. Le titre a perdu 13,86 % et a entraîné dans sa chute AXA qui a abandonné 5,3 % et Prudential à Londres, en baisse de 5,3 % à 16h50 GMT. Deutsche Bank et Dresdner Bank ont en revanche rebondi en prenant respectivement 4,15 % et 4,26 %. Tokyo : l’économie ancienne a amorti la chute de la cote La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse mercredi, les high techs et les valeurs de l’Internet ayant subi par contrecoup la déconfiture de leurs homologues américaines mais des achats à bon compte de valeurs traditionnelles ont bien amorti sa chute. L’indice Nikkei-225 a perdu 132,16 points (0,64 %) à 20 462,77. Le contrat de juin a cédé 110 points à 20 500. Les valeurs cycliques des pétroles, de l’électricité, du textile et de la distribution revendiquent l’essentiel des hausses, soutenues par les anticipations de redressement économique et par une solide demande d’institutionnels en ce début de nouvel exercice fiscal. «Des cycliques bon marché, dont beaucoup sont de “style ancien” sont achetées par des investisseurs qui les jugent sous-évaluées par rapport aux high techs», a expliqué Masatoshi Sato (Kankaku Securities). On a compté sur la première section 632 baisses contre 614 hausses, dans un volume de 744,87 millions d’actions contre 742,37 millions mardi.
L’offre du dollar s’est nettement contractée hier à Beyrouth, entraînant une légère appréciation de ses cours dans les transactions interbancaires face à la livre libanaise. Les établissements de crédit ont été amenés à le négocier durant toute la journée au-dessus du taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL par la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre dernier. Le billet vert s’est échangé pratiquement hier entre 1 508,00 et 1 509,00 LL contre 1 506,00 et 1 507,00 LL, la veille, mais dans un marché à faible activité en raison de la réticence de l’offre. Selon les cambistes, le volume de la journée n’aurait pas dépassé quelque six millions de dollars, entièrement placés par les banques...