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Actualités - Reportages

Plus de 184 millions d'euros débloqués jusqu'à présent

Les négociations entre le Liban et l’Union européenne ont commencé en novembre 1995. La dernière session a eu lieu en avril 1998, après un arrêt de près de deux ans. Entre- temps, les discussions ont été menées, en avril 1999, concernant, secteur de l’agriculture. Actuellement, un texte avancé a été élaboré pour conclure un accord d’association entre l’UE et le Liban portant sur tous les domaines prévus par le partenariat euro-méditerranéen. La ratification de cet accord dépend de la réforme budgétaire et fiscale qui permettra le démantèlement des barrières douanières (qui représentent plus de 50 % du budget total) afin de paver la voie à une zone de libre-échange qui constitue l’un des objectifs du partenariat euro-méditerranéen. La finalisation des négociations est conditionnée par la mise en place des réformes fiscales et la réduction des tarifs douaniers. Elle est affectée par la fragilité de l’économie en récession, ainsi que par la résistance d’un secteur privé, trop protectionniste, qui redoute une compétitivité plus grande en cas d’ouverture des marchés. Par ailleurs, les élections législatives de l’été prochain rendent les négociations incertaines. Des sujets sensibles seront traités lors du nouveau round concernant le domaine de l’agriculture, la Commission européenne souhaitant la levée des mesures restrictives sur les importations agricoles. La Commission veut en outre mener des négociations touchant les services, le cumul d’origine, les produits agricoles manufacturés et la compétition. La coopération financière La signature de l’accord-cadre en mai 1998 a permis au programme Meda 1 d’être mis sur les rails. Le Liban se place parmi les premiers bénéficiaires de l’assistance européenne dans la région, en termes de rapport aide/habitant. Il a reçu ainsi quelque 184 millions d’euros pour la période 1996-2000. Ce montant inclut 30 millions d’euros pour l’assistance humanitaire et la réhabilitation. La Banque européenne d’investissement a par ailleurs accordé plus de 200 millions d’euros sous forme de prêts. La majeure partie de ce soutien financier a touché la restructuration économique et la réhabilitation administrative. En août 1998, un accord de financement de 38 millions d’euros a été signé pour la réhabilitation administrative des ministères des Services sociaux, des agences de l’État (électricité, eau…) et des municipalités, dans le but de soutenir leur convalescence après une longue période de guerre. Par ailleurs, un programme d’accord pour la planification des investissements (25 millions d’euros, y compris 4 millions d’euros en dehors du programme Meda) a été signé en juin 1999 dans le but de renforcer la planification et les capacités de gestion des ministères s’occupant de la réhabilitation des secteurs de l’électricité, de l’eau, des travaux publics et des déchets solides. En décembre 1999, la Commission a formellement approuvé une aide de 50 millions d’euros pour l’ajustement structurel en vue de stimuler la réforme fiscale. Une aide de 25 millions d’euros a également été accordée pour la création d’un fonds de développement social et économique, dans le but d’assister les populations à bas revenus par le biais de micro-crédits, du développement communautaire et de services sociaux. Un projet d’aide pour la modernisation industrielle (11 millions d’euros), approuvé en novembre 1999, doit être mis en place dans le courant de cette année. L’industrie sera aussi affectée par un programme de soutien aux institutions responsables de la préparation des normes et standards (6 millions d’euros). Enfin, la coopération dans le cadre de Meda 2 ( pour la période 2000-2006) suivra les mêmes objectifs de Meda 1, à savoir le soutien des réformes entreprises par le gouvernement. Avec l’accord des autorités libanaises, les domaines importants traités par Meda 2 seront la stabilisation économique et les réformes, le soutien aux secteurs productifs et la privatisation des infrastructures, le développement social équilibré, ainsi que l’intégration régionale par le biais du commerce et des liens d’investissement avec les pays voisins.
Les négociations entre le Liban et l’Union européenne ont commencé en novembre 1995. La dernière session a eu lieu en avril 1998, après un arrêt de près de deux ans. Entre- temps, les discussions ont été menées, en avril 1999, concernant, secteur de l’agriculture. Actuellement, un texte avancé a été élaboré pour conclure un accord d’association entre l’UE et le Liban portant sur tous les domaines prévus par le partenariat euro-méditerranéen. La ratification de cet accord dépend de la réforme budgétaire et fiscale qui permettra le démantèlement des barrières douanières (qui représentent plus de 50 % du budget total) afin de paver la voie à une zone de libre-échange qui constitue l’un des objectifs du partenariat euro-méditerranéen. La finalisation des négociations est conditionnée par la mise en...