Gand-Wevelgem s’offre mercredi aux routiers-sprinteurs comme une parenthèse bienvenue entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Le parcours (214 km) de la classique belge, à la partie finale entièrement plane, promet une conclusion rapide sur la chaussée de Wevelgem, une petite localité située près de la frontière française. Mais la zone des petits monts des Flandres, notamment la double ascension du mont Kemmel (la seconde placée à 47 km de l’arrivée), complique la tâche des sprinteurs. Tom Steels, double vainqueur de l’épreuve (1996 et 1999), s’attaque à une passe de trois que seuls deux autres Belges, les légendaires Rik Van Looy et Eddy Merckx, ont réalisé depuis 1946. Le sprinteur du groupe Mapei s’appuie sur la première équipe du peloton, qui a enregistré toutefois deux déceptions coup sur coup en Coupe du monde, dans Milan-San Remo le 18 mars et le Tour des Flandres dimanche dernier. Pour Steels et ses coéquipiers, le «Ronde van Vlaanderen» version 2000 est surtout une course à oublier. Son chef de file Johan Museeuw, qui n’a jamais gagné à Wevelgem, songe d’abord à Paris-Roubaix, dimanche, et la primauté revient logiquement à Steels, vainqueur à trois reprises depuis le début de la saison. Pluie annoncée L’Allemand Erik Zabel et l’Estonien Jaan Kirsipuu, les deux coureurs le plus souvent victorieux dans les courses européennes cette année, se présentent comme des adversaires de premier plan, au même titre que l’équipe Farm Frites (Van Petegem, Klier, Knaven, Magnusson). Mais Zabel a rarement réussi du côté de Wevelgem et Kirsipuu relève d’un traitement aux antibiotiques qui l’a affaibli dans le Tour des Flandres. La plupart des routiers-sprinteurs, qu’ils soient néerlandais (Blijlevens, Hoffman), belges (Van Petegem, Van Dyck, Planckaert), italiens (Baldato, Lombardi, Fagnini), danois (Michaelsen) ou originaires de l’ancien bloc de l’Est (Vainsteins, Spruch, Konyshev), se présentent au départ de la classique du calendrier qui leur est sans doute la plus accessible. Mais la course s’adresse aussi aux puncheurs, capables de surprendre puis résister à un peloton comme le fit le Belge Frank Vandenbroucke en 1998, ou aux attaquants. Le champ s’ouvre dès lors beaucoup plus largement (van Bon, Serpellini par exemple), bien que la météo promette des conditions difficiles. La pluie est annoncée pour mercredi dans les Flandres occidentales. Jan Ullrich prévoit le retour à la compétition le 12 avril en Espagne Le cycliste allemand Jan Ullrich (Telekom), qui connaît des ennuis de santé, a repris l’entraînement mardi et envisage son retour à la compétition à l’occasion du Tour d’Aragon du 12 au 16 avril en Espagne, a-t-on appris mardi auprès de l’équipe allemande. Le vainqueur du Tour de France 1997, atteint d’un virus grippal, avait dû renoncer à participer au Circuit de la Sarthe (France) qui a débuté mardi, son quatrième forfait depuis qu’il s’était arrêté avant la dernière étape de Tirreno – Adriatico à la mi-mars.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Gand-Wevelgem s’offre mercredi aux routiers-sprinteurs comme une parenthèse bienvenue entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Le parcours (214 km) de la classique belge, à la partie finale entièrement plane, promet une conclusion rapide sur la chaussée de Wevelgem, une petite localité située près de la frontière française. Mais la zone des petits monts des Flandres, notamment la double ascension du mont Kemmel (la seconde placée à 47 km de l’arrivée), complique la tâche des sprinteurs. Tom Steels, double vainqueur de l’épreuve (1996 et 1999), s’attaque à une passe de trois que seuls deux autres Belges, les légendaires Rik Van Looy et Eddy Merckx, ont réalisé depuis 1946. Le sprinteur du groupe Mapei s’appuie sur la première équipe du peloton, qui a enregistré toutefois deux déceptions coup sur coup en...