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Actualités - Chronologie

Pédiatrie Puberté précoce et puberté tardive

Étape très importante du développement d’un enfant, la puberté peut parfois survenir plus tôt ou plus tard. En fait, cette étape ne se limite pas uniquement à l’apparition des règles pour une fille ou au développement de la verge pour un garçon. Elle constitue une période de la vie humaine particulièrement complexe. Ce sont les glandes surrénales, situées au-dessus des reins qui, les premières, entrent en action en produisant des hormones mâles (les androgènes). L’hypothalamus au niveau du cerveau, centre du contrôle glandulaire de l’organisme, puis l’hypophyse, leur coordinateur, interviennent à leur tour. Cette action se traduit par une stimulation, entre autres, des testicules chez les garçons et des ovaires chez les filles qui, sous cet effet, se mettent à sécréter les différentes hormones sexuelles. Cette agitation biochimique entraîne chez les sujets des transformations corporelles et organiques variables. Le rythme toutefois de la survenue des modifications n’est pas identique pour tous les adolescents, puisqu’il est fonction de la constitution de l’enfant. Ainsi les premiers signes, chez certains sujets, peuvent apparaître dès 8 ou 9 ans. Mais c’est à partir de 10 ans pour les filles et de 11 ans et demi pour les garçons que se manifestent, très discrètement, les premières transformations qui vont se poursuivre quelques années pour faire des enfants d’hier des hommes et des femmes capables d’assurer la perpétuité de l’espèce. La puberté est considérée comme précoce si les premiers signes apparaissent avant 8 ans chez la petite fille et 9 ans chez le garçon. Cet état, toutefois, concerne plus souvent les filles que les garçons et il est généralement d’origine familiale. Cependant, face à pareil cas, il est toujours conseillé d’effectuer un bilan médical à la recherche d’une autre cause, car dans de très rares cas une tumeur est à l’origine de cette précocité. Généralement, en cas de précocité familiale, un traitement hormonal adéquat permet de retarder la puberté jusqu’à l’âge normal car, pour des raisons psychologiques et sociales, il ne serait pas facile pour une fillette de 6 ou 7 ans de vivre cette expérience. Sans parler des perturbations scolaires et du comportement que ce fait pourrait entraîner. Puberté tardive: plus fréquente chez les garçons Médicalement parlant, on évoque une puberté tardive lorsqu’aucun signe n’est présent chez un garçon de 16 ans ou une fille de 14 ans. Elle concerne principalement toutefois les garçons et elle est là encore d’origine familiale. Il faut en tout cas s’en assurer par un bilan réalisé avant 15 ans chez la fille et 16 ans chez le garçon. Le bilan implique des dosages hormonaux et, si besoin, une radiographie du poignet pour déterminer le stade de croissance («âge osseux»). En cas de retard pubertaire familial, l’«âge osseux» est inférieur de deux ou trois ans à l’âge réel. Si cette cause est exclue, il faudra rechercher une autre cause médicale (atteinte rénale, anémie, anorexie mentale). Beaucoup plus rare, une anomalie chromosomique peut entraîner des malformations de l’appareil génital, causant une stérilité. Le dépistage alors repose sur l’étude du caryotype (nombre des chromosomes contenus dans la cellule humaine). Deux anomalies, le syndrome de Turner chez les filles (traduit par l’absence de l’un des chromosomes sexuels) et le syndrome de Klinefelter chez les garçons (un chromosome sexuel en plus), quoique rares toutes les deux, peuvent en être la cause. Lorsqu’il ne s’agit que d’un simple retard pubertaire, le meilleur traitement serait la patience. Généralement, une visite chez le médecin traitant tous les six mois permet de vérifier l’état de l’adolescent et le rassurer. La prescription d’hormones s’avère nécessaire dans les cas de maladies génétiques, mais pour que les résultats soient satisfaisants la consultation et le traitement doivent être précoces.
Étape très importante du développement d’un enfant, la puberté peut parfois survenir plus tôt ou plus tard. En fait, cette étape ne se limite pas uniquement à l’apparition des règles pour une fille ou au développement de la verge pour un garçon. Elle constitue une période de la vie humaine particulièrement complexe. Ce sont les glandes surrénales, situées au-dessus des reins qui, les premières, entrent en action en produisant des hormones mâles (les androgènes). L’hypothalamus au niveau du cerveau, centre du contrôle glandulaire de l’organisme, puis l’hypophyse, leur coordinateur, interviennent à leur tour. Cette action se traduit par une stimulation, entre autres, des testicules chez les garçons et des ovaires chez les filles qui, sous cet effet, se mettent à sécréter les différentes hormones sexuelles....