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Actualités - Chronologie

Taïwan L'armée redoute la menace des missiles chinois

L’armée taïwanaise est consciente des faiblesses de l’île en matière de défense antimissiles, mises en valeur par un rapport du Pentagone, a estimé samedi un responsable militaire taïwanais. Taïwan serait vulnérable en cas d’attaque de la Chine en raison du retard technologique et du manque de formation de son armée, a écrit vendredi le Washington Post citant un rapport secret du Pentagone. Ce rapport fait état de «toute une série de problèmes» dans la capacité de l’île à assurer sa défense, notamment en cas d’attaque aérienne et de tirs de missiles balistiques et de croisière, a expliqué un haut responsable américain familier du dossier, cité par le journal. «Ils ne s’entraînent pas et n’ont de contact avec personne. Et comme la guerre devient de plus en plus complexe, il leur est de plus en plus difficile de maîtriser toutes ces nouvelles technologies», a poursuivi ce responsable. «Je ne peux pas faire de commentaires sur cette question tant que je n’ai pas lu tout le rapport», a déclaré de son côté le ministre taïwanais de la Défense et futur Premier ministre, Tang Fei. «Si ce rapport est correct, nous sommes prêts à l’accepter et s’il ne l’est pas, nous nous en expliquerons» avec les États-Unis, a ajouté le ministre. Or, selon un responsable militaire taïwanais, la menace chinoise «est bien réelle». La Chine a beaucoup investi lors de ces dernières années pour accroître son armement, notamment en matière de missiles, a-t-il ajouté. La Chine est en train d’installer en face de Taïwan des missiles sol-air de fabrication russe S-300, de plus longue portée que les engins actuellement déployés, a ainsi affirmé récemment le Washington Times. La Chine accroît ainsi sa capacité de défense contre les avions et les missiles (tirés à partir de navires) taïwanais ou américains, a expliqué le journal, citant des responsables des services de renseignements américains. Précision de tir peu satisfaisante «La Chine dispose d’environ 200 missiles balistiques (de type M-9) qui peuvent atteindre Taïwan et elle en ajoute 50 chaque année», a indiqué le mois dernier l’amiral américain Dennis Blair, commandant en chef des forces américaines dans le Pacifique. Il a toutefois précisé que leur précision de tir n’était pas encore satisfaisante. «La mise en œuvre d’un système antimissiles balistiques et de croisière est le problème le plus urgent pour Taïwan», selon ce responsable militaire taïwanais qui a requis l’anonymat. Il a dit partager l’analyse des auteurs du rapport du Pentagone selon laquelle la Chine aura d’ici cinq ans une supériorité dans les airs et la capacité de faire un blocus de l’île. Un rapport de forces favorable «Le rapport de forces entre les deux rives du détroit (de Taïwan) favorise l’île pour le moment, mais un renversement se profile à l’horizon de la prochaine décennie», avait également estimé récemment Robert Karniol, représentant pour l’Asie et le Pacifique du magazine spécialisé dans les questions de défense, Jane’s Defence Weekly. Taïwan insiste d’ailleurs depuis des mois pour acquérir auprès des États-Unis quatre contre-torpilleurs de la classe Égée et des radars à long rayon d’action, qui renforceraient considérablement sa capacité de défense antimissiles. L’Administration Clinton doit en principe d’ici la fin avril décider ou non cette livraison d’armes. Pékin a multiplié les menaces de guerre avant l’élection présidentielle du 18 mars dernier à Taïwan, remportée par le candidat indépendantiste Chen Shui-bian. Pékin considère Taïwan comme une province rebelle destinée à être réunifiée à la «mère patrie» depuis la fin de la guerre civile en 1949 qui a vu la fuite sur l’île des forces nationalistes après la victoire des communistes.
L’armée taïwanaise est consciente des faiblesses de l’île en matière de défense antimissiles, mises en valeur par un rapport du Pentagone, a estimé samedi un responsable militaire taïwanais. Taïwan serait vulnérable en cas d’attaque de la Chine en raison du retard technologique et du manque de formation de son armée, a écrit vendredi le Washington Post citant un rapport secret du Pentagone. Ce rapport fait état de «toute une série de problèmes» dans la capacité de l’île à assurer sa défense, notamment en cas d’attaque aérienne et de tirs de missiles balistiques et de croisière, a expliqué un haut responsable américain familier du dossier, cité par le journal. «Ils ne s’entraînent pas et n’ont de contact avec personne. Et comme la guerre devient de plus en plus complexe, il leur est de plus en plus...