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Actualités - Interviews

FMI Köhler plaide pour des garde-fous à la mondialisation

Le directeur général désigné du Fonds monétaire international (FMI), l’Allemand Horst Köhler, a plaidé en faveur de «garde-fous» aux marchés des capitaux dans une économie mondialisée, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. «Nous devons travailler à un cadre économique ordonné pour l’économie mondialisée», a-t-il déclaré dans cette interview à paraître aujourd’hui. Le directeur général désigné du FMI a plaidé également pour une profonde réforme de cette institution. «Le FMI n’est pas le bon Dieu qui sait tout», a-t-il concédé. «Je pense que le FMI doit mieux expliquer sa politique à l’opinion publique et pas seulement à ses actionnaires», a ajouté M. Köhler qui doit prendre ses fonctions en mai. «Je considère qu’une stratégie qui se contente de dire “vous devez ouvrir votre pays, le reste ne nous regarde pas”, est très risquée», a-t-il poursuivi. Pour lui, l’Etat doit pouvoir «maîtriser les flots entrant de fonds spéculatifs à court terme». «Chaque pays doit pouvoir décider pour lui-même à quel rythme et de quelle manière il s’ouvre aux marchés financiers internationaux. Je suis favorable à ce qu’on laisse une chance équitable aux locaux», a-t-il martelé. M. Köhler s’oppose ainsi implicitement aux conclusions d’un comité d’experts du Congrès américain qui préconisait le libre accès des banques occidentales aux marchés financiers des pays en voie de développement. Dans une autre interview au journal dominical Welt am Sonntag, il promet de s’attaquer au gaspillage des crédits du FMI en imposant des contrôles plus étroits. Il préconise ainsi le découpage des crédits en tranches, de manière à pouvoir surveiller régulièrement l’usage qui en est fait. «Il y a un large consensus sur la nécessité de revoir l’efficacité du Fonds monétaire», a-t-il noté, souhaitant que le FMI se concentre «sur ses activités fondamentales», à savoir l’octroi de crédits à court terme en cas de crise dans le système financier international. L’aide au développement ne relève pas, selon lui, des tâches du FMI : «La stabilité et la croissance de l’économie mondiale – et, ainsi, la lutte contre la pauvreté – ne sont possibles que si le marché privé des capitaux assure les principaux investissements». M. Köhler préconise aussi une place plus importante au sein du FMI pour les pays asiatiques connaissant une forte croissance économique. Désigné à la tête du FMI après un bras de fer diplomatique entre Berlin et Washington qui s’était opposé avec succès à une première candidature allemande, il a par ailleurs soutenu qu’il «y a plus de choses en commun entre les Européens et les Américains que de différences». «Pour moi, cette phase est désormais close. Les Américains précisément coopèrent de manière très constructive quand quelque chose est décidé», a-t-il noté.
Le directeur général désigné du Fonds monétaire international (FMI), l’Allemand Horst Köhler, a plaidé en faveur de «garde-fous» aux marchés des capitaux dans une économie mondialisée, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. «Nous devons travailler à un cadre économique ordonné pour l’économie mondialisée», a-t-il déclaré dans cette interview à paraître aujourd’hui. Le directeur général désigné du FMI a plaidé également pour une profonde réforme de cette institution. «Le FMI n’est pas le bon Dieu qui sait tout», a-t-il concédé. «Je pense que le FMI doit mieux expliquer sa politique à l’opinion publique et pas seulement à ses actionnaires», a ajouté M. Köhler qui doit prendre ses fonctions en mai. «Je considère qu’une stratégie qui se contente de dire “vous...