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Actualités - Opinion

Hommage Un éducateur hors pair

Le Liban vient de perdre un grand éducateur en la personne de Victor Lahoud. Depuis des dizaines d’années, il consacrait tout son vaste savoir, son zèle et son temps, aux jeunes, à leurs éducateurs et à leurs parents. Il a été un des pionniers de l’enseignement actif au Liban. Il a enrichi notre bibliothèque scolaire de livres qui reflètent son esprit clair et méthodique. Il était à l’aise avec les petits comme avec les grands. Pour lui, l’enseignement était une technique rigoureuse qu’il fallait maîtriser. Il n’y avait pas de place chez lui pour l’à-peu-près. Tout devait être préparé soigneusement. L’argent n’avait pas d’importance à ses yeux. Apôtre désintéressé des jeunes, il a mis à leur disposition tout ce qu’il possédait et tout ce qu’il savait. Pour eux, il a décliné les propositions les plus alléchantes. Il n’y avait pas de frontières à sa mission. Du Nord au Sud, de la côte à la Békaa, il ne refusait aucun appel. D’une session à l’autre, il donnait tout son temps et ses forces au service des jeunes et de leurs éducateurs. D’une intégrité ombrageuse, il n’admettait pas qu’on mêlât les calculs mercantiles à l’éducation. Véritable apôtre, rien ne le faisait reculer, ni bombardements, ni francs-tireurs. Jamais il n’a manqué un rendez-vous, sauf le jour de sa mort, où je l’attendais à Batroun. Il ne savait pas ce qu’est le retard. Rares sont les congrégations et institutions éducatives qui n’ont pas profité de son dévouement. Il a été le conseiller écouté des uns et des autres, des chrétiens comme des musulmans : c’était un éducateur sans frontières, un vrai Libanais. Il aimait les jeunes. Il était avec eux, aussi bien à l’école qu’à la mer ou à la montagne. Que de camps n’a-t-il animés ! Il était craint parce que exigeant ; mais il était respecté et aimé. Le Liban tout entier devrait être fier de compter parmi ses fils un homme de cette trempe, exemple lumineux pour tous les éducateurs, directeurs comme enseignants. Son départ est certes une perte pour le Liban, mais le sillon qu’il a tracé n’est pas près de se perdre. L’«école» qu’il a fondée n’est pas près de disparaître.
Le Liban vient de perdre un grand éducateur en la personne de Victor Lahoud. Depuis des dizaines d’années, il consacrait tout son vaste savoir, son zèle et son temps, aux jeunes, à leurs éducateurs et à leurs parents. Il a été un des pionniers de l’enseignement actif au Liban. Il a enrichi notre bibliothèque scolaire de livres qui reflètent son esprit clair et méthodique. Il était à l’aise avec les petits comme avec les grands. Pour lui, l’enseignement était une technique rigoureuse qu’il fallait maîtriser. Il n’y avait pas de place chez lui pour l’à-peu-près. Tout devait être préparé soigneusement. L’argent n’avait pas d’importance à ses yeux. Apôtre désintéressé des jeunes, il a mis à leur disposition tout ce qu’il possédait et tout ce qu’il savait. Pour eux, il a décliné les...