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Actualités - Chronologie

Un meurtre collectif

Plus de sept cents morts ont déjà été dénombrés dans le cadre des activités de la secte, et la police considère maintenant cette affaire comme un «meurtre collectif». Ce drame, unique dans l’histoire du pays, est le plus meurtrier depuis celui de Guyana en 1978, au cours duquel 912 membres de la secte du «Temple du Peuple» avaient péri. - 17 MARS : plus de 330 adeptes de la secte meurent brûlés dans leur église à Kanungu, dans le district de Rukingiri (sud-ouest). 330 corps sont décomptés, mais d’autres, en cendres ou trop calcinés, sont mis en terre. Six corps de personnes assassinées dans les latrines de l’église seront ensuite trouvés. La secte dirigée par Joseph Kibwetere était basée à Kanungu, un petit centre commercial à environ 320 km au sud-ouest de Kampala. - 20 : le président ougandais Yoweri Museveni condamne le drame et promet de sévir contre les dirigeants de sectes qui mettent en danger la vie de leurs fidèles. - 21 : la police annonce que toutes les branches de la secte vont être localisées et fermées. - 24 : 153 corps de victimes – 59 enfants et 94 adultes, principalement des femmes – sont découverts dans une autre propriété de la secte dans le village de Kalingo, près de Buhunga (sud-ouest). La police annonce qu’elle qualifie dorénavant de «meurtre collectif» ce qui était jusqu’alors considéré comme «un suicide collectif». - 27 : 74 cadavres sont découverts à Rugazi (sud-ouest) dans une fosse commune située dans la propriété du «père» Dominic Kataribaabo, un ancien prêtre révoqué par l’Église catholique et devenu l’un des principaux dirigeants de la secte. La maison servait de camp de passage aux fidèles venus d’autres régions d’Ouganda, qui y recevaient des cours et participaient à des séminaires. - 28 : vingt-huit corps sont exhumés à Rugazi d’un réduit situé sous la dalle de béton d’une des pièces de la maison de Dominic Kataribaabo. Les autorités annoncent leur intention de saisir Interpol pour retrouver les chefs de la secte, précisant que les portraits des principaux leaders seront diffusés dans la presse et envoyés à cette organisation internationale. - 29 : cinquante-trois nouveaux corps sont exhumés à Rugazi des fondations de la maison d’un dirigeant de la secte, portant le nombre des corps retirés de cette seule fosse commune à 81, dont ceux de 48 enfants. La police arrête un responsable de l’administration locale à Kanungu, qu’elle soupçonne d’être lié à la secte. Première personne interpellée dans ce dossier. - 30 : le président Museveni reconnaît que les services de renseignements ont mis en garde contre le danger de la secte avant le massacre, mais que les informations n’avaient pas été utilisées. Une nouvelle fosse commune est découverte par la police dans la propriété d’un adepte de la secte à Rushojwa, à 35 kilomètres au nord-est de Kanungu.
Plus de sept cents morts ont déjà été dénombrés dans le cadre des activités de la secte, et la police considère maintenant cette affaire comme un «meurtre collectif». Ce drame, unique dans l’histoire du pays, est le plus meurtrier depuis celui de Guyana en 1978, au cours duquel 912 membres de la secte du «Temple du Peuple» avaient péri. - 17 MARS : plus de 330 adeptes de la secte meurent brûlés dans leur église à Kanungu, dans le district de Rukingiri (sud-ouest). 330 corps sont décomptés, mais d’autres, en cendres ou trop calcinés, sont mis en terre. Six corps de personnes assassinées dans les latrines de l’église seront ensuite trouvés. La secte dirigée par Joseph Kibwetere était basée à Kanungu, un petit centre commercial à environ 320 km au sud-ouest de Kampala. - 20 : le président ougandais Yoweri...