Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Irak Election d'Oudaï Saddam Hussein : le régime prépare la relève

L’entrée au Parlement du fils aîné du président irakien Saddam Hussein, Oudaï, fait partie d’un plan de relève qui accorde aussi une bonne place au cadet, Qoussaï, estimaient hier des diplomates. Ce plan est cependant élaboré à long terme car le chef de l’État, qui fête en avril ses 63 ans et paraît en bonne santé, n’a pas besoin d’assurer rapidement sa succession, précisent-ils. «Saddam n’est pas dans la même situation que Hafez el-Assad», souligne un diplomate occidental, en référence à l’état de santé du président syrien, 69 ans, qui a dû mettre rapidement en orbite son fils cadet Bachar, 35 ans, après le décès de l’aîné, Bassel. Le président irakien «peut se permettre une relève programmée», ajoute le diplomate, qui s’est exprimé comme les autres sous le couvert de l’anonymat, citant l’élection lundi d’Oudaï, 35 ans, au Parlement. Le vote massif en faveur d’Oudaï a pour but de «démontrer sa popularité et de le familiariser avec les rouages de l’administration» au cas où il serait appelé à des fonctions plus élevées dans la hiérarchie de l’État et du parti Baas au pouvoir, estime un diplomate d’un pays du Proche-Orient. Le fils aîné du chef de l’État a recueilli 99,99% des voix dans la cinquième circonscription de Bagdad, selon la presse. Les médias et les sports constituaient jusque-là les principaux champs d’action d’Oudaï, président du syndicat des journalistes ainsi que des conseils d’administration de sept hebdomadaires, d’une télévision et du quotidien Babel, sans compter des organismes de sport et de jeunesse. La place d’Oudaï dans le plan de relève et la question de savoir s’il constitue le dauphin non déclaré ne sont cependant pas tranchées. Les diplomates font notamment valoir l’ascension du cadet, Qoussaï, 33 ans, depuis que son frère aîné a été criblé de balles dans un attentat en décembre 1996 à Bagdad. Oudaï ne s’est toujours pas totalement rétabli et boitait lors d’une de ses rares apparitions publiques à l’occasion du scrutin lundi. Qoussaï, qui commande officiellement la garde républicaine, corps d’élite du régime, a une réputation d’homme discret et efficace, jouissant de la confiance de son père, qui le charge des dossiers de sécurité sensibles. Sa décoration de l’Ordre du mérite par son père en décembre, un mois avant Oudaï, révèle la montée en puissance du cadet. «C’est inhabituel et cela veut dire quelque chose», remarque un diplomate d’un pays asiatique, en poste depuis plusieurs années à Bagdad, soulignant que les traditions arabes sont fondées sur le principe de la prééminence de l’aîné. Ce diplomate estime que l’élection d’Oudaï et son entrée en fanfare sur la scène publique constituent probablement «une mesure d’apaisement», rétablissant l’équilibre entre les deux frères. «L’un a été mis sur une trajectoire politique et l’autrent militaire», résume le diplomate asiatique, indiquant que la place de chacun sera déterminée en fonction de plusieurs variables, dont l’évolution du régime lui-même. Selon lui, la poursuite des troubles et de la situation de guerre favoriserait le cadet, et un scénario plus pacifique, l’aîné. L’avis de la vieille garde du parti Baas, notamment le vice-président Taha Yassine Ramadan, et de la famille du président, le clan des Takriti, qui noyaute les services de sécurité, pèsera également dans la balance, ajoute-t-il.
L’entrée au Parlement du fils aîné du président irakien Saddam Hussein, Oudaï, fait partie d’un plan de relève qui accorde aussi une bonne place au cadet, Qoussaï, estimaient hier des diplomates. Ce plan est cependant élaboré à long terme car le chef de l’État, qui fête en avril ses 63 ans et paraît en bonne santé, n’a pas besoin d’assurer rapidement sa succession, précisent-ils. «Saddam n’est pas dans la même situation que Hafez el-Assad», souligne un diplomate occidental, en référence à l’état de santé du président syrien, 69 ans, qui a dû mettre rapidement en orbite son fils cadet Bachar, 35 ans, après le décès de l’aîné, Bassel. Le président irakien «peut se permettre une relève programmée», ajoute le diplomate, qui s’est exprimé comme les autres sous le couvert de l’anonymat,...